Présidence de l'UMQ : Un appui pour Bernard Sévigny

La présidente sortante de l'UMQ, Suzanne Roy, n'hésitera... (Archives, La Tribune)

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La présidente sortante de l'UMQ, Suzanne Roy, n'hésitera pas à appuyer la candidature de Bernard Sévigny s'il se présente à la présidence.

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(SHERBROOKE) Le maire de Sherbrooke Bernard Sévigny n'a jamais caché qu'il pourrait être intéressé par la présidence de l'Union des municipalités du Québec (UMQ). La présidente sortante, la mairesse de Sainte-Julie, Suzanne Roy, cèdera son siège après deux mandats en mai prochain. Elle n'hésitera pas à appuyer la candidature de M. Sévigny s'il se présente.

« Je travaille avec lui comme premier vice-président. C'est un gars qui travaille ses dossiers. Il ne parle pas à travers son chapeau. Il va en profondeur. Pour représenter l'ensemble des municipalités, pour moi, ce sont des caractéristiques qui sont importantes. Je suis convaincue que ça ferait un excellent président », commente Mme Roy.

Suzanne Roy estime que l'intérêt du maire Sévigny pourrait être à l'origine des questions et des critiques qui ont surgi au conseil municipal sherbrookois à propos de l'UMQ. Le conseiller Marc Denault avait entre autres demandé que soient rendus publics les salaires des administrateurs de l'UMQ. Sa collègue Nicole Bergeron avançait que les conseillers municipaux étaient mis de côté par l'organisation.

« J'ai senti qu'il y avait un lien plus partisan qu'informatif. On sentait bien que c'était la vision que possiblement M. Sévigny s'en aille à la présidence qui incitait ces questions-là parce qu'elles n'avaient pas poussé deux ans avant. Ç'a créé des questionnements particuliers. »

Concernant le rôle des conseillers, Mme Roy repousse les critiques du revers de la main. « Dès le début de mon mandat, la première chose que j'ai mise en place à l'UMQ, c'est un courriel à tous les élus. Pas aux maires. À tous les élus municipaux. Systématiquement, après un conseil d'administration, tout le monde reçoit un résumé des discussions que nous avons eues. Aussitôt qu'il y a un dossier un peu chaud, qu'il se passe quelque chose, j'écris à tout le monde pour m'assurer qu'ils soient toujours informés de ce qui se passe.

« Les conseillers sont membres des caucus d'affinité. Les conseillers sont conviés lors de l'assemblée générale à être présents, à poser toutes les questions qu'ils veulent au caucus. Plusieurs conseillers sont membres de nos commissions. Personnellement, j'ai pris la peine de dire qu'il faut transmettre plus d'information. Il n'y a aucun conseil d'administration qui s'est tenu sans que les conseillers reçoivent un résumé. »

Une invitation à respecter la démocratie

La présidente de l'Union des municipalités du Québec, Suzanne Roy, n'accueille pas du tout la suggestion du Regroupement des élus municipaux indépendants (RÉMI) d'abolir le suffrage universel pour le choix d'un maire. Elle inscrit aussi son désaccord avec l'idée du conseiller Julien Lachance d'abolir les partis politiques municipaux au Québec.

« Moi, j'étais d'abord une conseillère indépendante. Pour moi, c'est une façon de faire de la politique qui est intéressante. Après, je suis entrée dans un parti. Qu'on choisisse la formule d'équipe, la formule de l'indépendance ou celle du parti politique, ce sont trois bonnes formules selon ce qu'on veut faire et la façon dont on veut le faire. Je ne pense pas que personne a la vérité absolue », lance-t-elle.

« Quand je vois qu'on veut l'abolition des partis municipaux et que des indépendants se regroupent, je me demande si c'est une façon de ne pas respecter les obligations des partis politiques. Parce que d'avoir un parti politique, ça vient avec un paquet d'obligations légales de reddition de comptes, de suivis, d'une transparence qu'on doit avoir. On ne doit pas aller vers du mur à mur. On ne doit pas imposer une voie à la démocratie. La démocratie doit s'exprimer dans toutes ses facettes, autant par l'indépendance que par les partis et les équipes. »

Laisser les conseillers municipaux choisir eux-mêmes les maires n'enchante pas Suzanne Roy. « Un maire doit être redevable aux citoyens, pas aux conseillers. La population, quand elle vote, elle doit savoir pour qui elle vote à la mairie. Pour moi, c'est fondamental. Il n'y a pas de démocratie plus directe : à la mairie, ce sont tous les citoyens d'une municipalité qui ont le droit de choisir leur maire. Au provincial, même si on ne vote pas directement pour un premier ministre, on sait qui sont les candidats. Mais de demander aux citoyens de voter sans savoir qui sera le maire, c'est une déviation de la démocratie pure et simple. »

Cette idée entache-t-elle la crédibilité du RÉMI selon Mme Roy? « Pas du tout. Dans la vie, on a le droit de faire des erreurs. Je ne suis pas d'accord avec leur opinion, mais ça ne veut pas dire qu'ils n'ont pas d'autres excellents points. Moi, je pense toujours au citoyen et je me demande ce qui est clair. Quand le citoyen met son X, il doit comprendre ce qu'il aura en fin de compte. Soyons respectueux de la démocratie. C'est toujours dangereux la pensée unique. »

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