Fusillade à Magog: les agents impliqués reprennent la patrouille

Les policiers qui ont participé à la fusillade... (Spectre Média, Frédéric Côté)

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Les policiers qui ont participé à la fusillade survenue à l'angle des rues Saint-Luc et Saint-Jean-Bosco à Magog continueront à patrouiller le territoire magogois normalement, au cours des prochaines semaines, et recevront un soutien sur le plan psychologique.

Spectre Média, Frédéric Côté

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(MAGOG) Les policiers qui ont participé à la fusillade survenue à l'angle des rues Saint-Luc et Saint-Jean-Bosco à Magog continueront à patrouiller le territoire magogois normalement, au cours des prochaines semaines, et recevront un soutien sur le plan psychologique.

Directeur de la Régie de police Memphrémagog, Guy Roy confirme qu'aucun des policiers impliqués ne sera retiré de la patrouille. « Les informations qu'on possède par rapport à ce dossier nous ont amenés à cette décision », déclare-t-il.

Vers 2 h lundi matin, des agents de la Régie de police Memphrémagog ont ouvert le feu en direction de Timothy Saint-Arnaud, qui avait alors entre les mains une arme blanche ainsi qu'une carabine à plomb puissante.

«Il n'aura pas de séquelle physique. Par contre, il a été vraiment chanceux.»


Non seulement Timothy Saint-Arnaud était-il armé, mais il a aussi tiré en direction des policiers et aurait touché l'un d'eux. L'agent atteint a eu plus de peur que de mal. « Il n'aura pas de séquelle physique. Par contre, il a été vraiment chanceux. Le projectile qu'il a reçu est arrivé près d'un organe », indique Guy Roy.

Notons que la Sûreté du Québec a été chargée de faire la lumière sur les événements survenus à Magog lundi. Les enquêteurs doivent notamment déterminer si l'intervention policière s'est déroulée selon les règles de l'art.

Suivi rapide

À court terme, les policiers impliqués dans la fusillade de lundi à Magog participeront tous ensemble à une rencontre avec un psychologue. « L'idée, c'est de revenir sur les événements et de voir comment chacun a vécu ça », note M. Roy, tout en ajoutant que des rencontres individuelles pourront par surcroît avoir lieu, au besoin.

Lorsque des policiers vivent des « événements stressants », les membres de la direction de la Régie de police Memphrémagog s'efforcent également de rencontrer les agents concernés à l'intérieur d'un délai de quelques heures seulement.

D'après Guy Roy, discuter d'un « événement potentiellement traumatisant » est habituellement salutaire pour les membres des forces de l'ordre. « Ça évite qu'une personne se sente isolée avec son stress et les émotions qu'elle a ressenties. C'est efficace. »

M. Roy note que les plus jeunes agents acceptent assez facilement de parler des émotions qu'ils ont traversées pendant une intervention plus difficile ou délicate. « Ils sont plus éveillés à la nécessité de parler », dit-il.

En croissance

Le directeur de la Régie de police Memphrémagog estime par ailleurs que les cas semblables à celui de lundi risquent de se multiplier dans le futur. « La clientèle en santé mentale explique en partie le phénomène. »

À ce sujet, il semble que Timothy Saint-Arnaud souffre d'une maladie mentale sérieuse. Des sources ont affirmé qu'il était en crise durant la nuit de dimanche à lundi.

Dans les villes de la taille de Magog, la prise en charge des personnes en crise représente souvent un défi étant donné que les services offerts en psychiatrie sont plus limités, comparativement à ceux qu'on retrouve dans les grands centres.

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