Jeux de la francophonie: Sherbrooke a plaidé sa cause

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(SHERBROOKE) C'est fait! Sherbrooke a vanté sa candidature pour les Jeux de la francophonie de 2021 devant le conseil d'orientation du Comité international des Jeux de la francophonie, mardi matin à Abidjan en Côte d'Ivoire.

Le ministre de la Culture et des Communications et député de Sherbrooke Luc Fortin était convaincu d'avoir fait tout ce qu'il fallait pour attirer la grande célébration dans sa ville d'adoption. Il faisait partie des cinq panélistes, avec le maire Bernard Sévigny, la ministre des Relations internationales Christine St-Pierre, Jacques Petit, directeur général d'Excellence sportive et le président d'honneur du comité de candidature Jean Charest.

«Nous étions bien préparés et chaque membre de l'équipe a bien contribué. Tout au long de la présentation, nous voyions des réactions positives dans la salle. Ensuite, le comité d'orientation nous a posé quelques questions et nous avons offert de bonnes réponses», réagit Luc Fortin.

Selon le député de Sherbrooke, aucune des questions n'a pris la délégation québécoise par surprise. «Nous les avions anticipées. Il a entre autres été question des visas, qui sont une responsabilité du gouvernement canadien. Nous sommes déjà en contact pour la mise en place d'une unité spéciale qui sera chargée d'octroyer les visas.»

Lors de la visite des experts du comité international des Jeux de la francophonie, en novembre, Sherbrooke avait eu à défendre l'impact de sa candidature sur la francophonie. Qu'est-ce que Sherbrooke pouvait apporter aux autres pays de la francophonie?

«Nous sommes allés au devant des coups. Pour nous, les Jeux de la francophonie ne sont pas qu'un événement ponctuel. Nous souhaitons nous impliquer bien avant 2021, notamment lors des prochains Jeux de la francophonie, qui auront lieu ici à Abidjan. J'ai rencontré les ministres de la Culture et du Sport ici et nous avons offert d'envoyer des experts pour aider à finaliser la présentation des jeux de 2017.

«Si nous obtenions les jeux, nous serions disposés à mettre en place des programmes de résidence pour les artistes qui viendront et à aider les femmes entraîneuses des États du Sud. Nous serions impliqués avant, pendant et après les jeux.»

Pour Luc Fortin, la présentation servait à « raffermir les liens avec nos partenaires de la francophonie ». M. Fortin n'a pas souhaité modifier sa présentation pour l'adapter à ses nouvelles fonctions, lui qui est passé de ministre délégué au Sport et au Loisir à ministre de la Culture et des Communications la semaine dernière.

«J'étais d'abord présent à titre de député de Sherbrooke, mais j'ai fait rire le comité d'orientation en mentionnant que j'avais touché à tous les volets des Jeux de la francophonie dans les dernières semaines en passant par le Sport et le Loisir et la Culture et les Communications. Moi, j'ai vanté ce qui est à mon sens notre plus grande force : les Sherbrookois. Ils font preuve d'un grand esprit d'ouverture. C'est une communauté accueillante et je suis bien placé pour en parler. C'est important pour les États qui auront à se prononcer que nous démontrions notre côté humain. J'ai aussi parlé de la dimension des communications. Nous mettrons tout en oeuvre pour assurer un rayonnement, pour que partout dans les pays francophones, les populations aient accès aux jeux.»

Luc Fortin est également revenu sur l'annonce de la construction d'un terrain synthétique au Triolet, qui montre selon lui que Sherbrooke est déjà en mode préparation pour accueillir les jeux.

Enfin, M. Fortin a vanté l'impact de la présence de Jean Charest à Abidjan. «Il apporte beaucoup de panache à notre candidature. Il est quand même le père des Jeux de la francophonie, et il l'a rappelé dans son discours. Il a été très convaincant.»

Sherbrooke était le première à présenter son exposé. L'autre finaliste, Moncton-Dieppe, au Nouveau-Brunswick, s'est exécutée ensuite. Les élus des deux camps se sont abstenus d'assister à la présentation des « adversaires ».

Le nom de la ville choisie pour la tenue des Jeux de la francophonie de 2021 sera révélé lors du Sommet de la francophonie en novembre, à Madagascar.

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