Des policiers magogois tirent sur un homme en crise

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La Régie de police Memphrémagog a ouvert le feu sur un individu menaçant lors d'une intervention policière à l'angle des rues Saint-Luc et Saint-Jean-Bosco à Magog.

Spectre Média, Frédéric Côté

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(SHERBROOKE) Une intervention policière a très mal tourné lundi à l'angle des rues Saint-Luc et Saint-Jean-Bosco à Magog. Des policiers de la Régie de police Memphrémagog ont alors ouvert le feu en direction d'un homme âgé de 30 ans, Timothy Saint-Arnaud, vraisemblablement en état de crise. L'enquête a été confiée à la Sûreté du Québec.

« L'individu était menaçant », a déclaré Aurélie Guindon, porte-parole... (Spectre Média, Julien Chamberland) - image 1.0

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« L'individu était menaçant », a déclaré Aurélie Guindon, porte-parole de la SQ, à qui l'enquête a été confiée. 

Spectre Média, Julien Chamberland

Selon les informations obtenues, l'homme atteint par les policiers avait entre ses mains une arme blanche ainsi qu'une carabine à plomb au moment des événements. « L'individu était menaçant », déclare Aurélie Guindon, porte-parole de la SQ.

Les événements se sont déroulés devant le domicile de Timothy Saint-Arnaud, situé à deux pas de la résidence pour aînés Le Renaissance. Une fois touché, l'individu a rapidement été transporté à l'hôpital. Son état de santé serait stable et n'inspirerait aucune crainte.

« Trois ou quatre coups de feu »

Habitant dans un immeuble voisin, Roger Dussault confie avoir entendu « trois ou quatre coups de feu » ainsi qu'un cri puissant vers 2 h lundi matin. « Je me suis levé et j'ai vu un homme au sol. Un policier lui a porté secours en lui faisant un massage cardiaque », indique-t-il.

Profitant d'un autre angle de vue, une résidante du quartier corrobore en bonne partie la version de M. Dussault. « Les policiers ont demandé au gars de lâcher son arme puis il y a eu trois coups de feu », raconte-t-elle.

« Trois balles ont été tirées, affirme à son tour Yvon Boucher, aussi résidant du secteur. J'ai attendu quelques minutes et, quand je me suis levé de mon lit, j'ai vu qu'il y avait plein de lumières de police à l'extérieur. »

M. Boucher confie avoir été fort surpris en apprenant qu'un homme avait été touché par des projectiles de la police à deux pas de sa maison. « Magog est une ville tranquille.

Je n'ai jamais rien vu d'anormal se produire dans notre quartier », indique-t-il.

Les policiers chargés de l'enquête ont rencontré plusieurs témoins lundi. Ils devront notamment déterminer si l'intervention réalisée par des agents de la Régie de police Memphrémagog s'est déroulée conformément aux pratiques enseignées.

Une source policière expérimentée a confié à La Tribune qu'aucun événement semblable n'était survenu à Magog au cours des 30 dernières années. Une fusillade aurait eu lieu à Magog après un vol qualifié pendant les années 1990, mais personne n'avait été blessé cette fois-là.

L'homme comparait de son lit d'hôpital

C'est de son lit d'hôpital que l'homme arrêté à la suite de l'intervention policière survenue dans la nuit de dimanche à lundi à Magog a comparu. Timothy Saint-Arnaud, âgé de 30 ans, a été accusé de voies de fait armées sur des policiers et de voies de fait causant des lésions.Son avocat, Me Benoit Gagnon, a demandé une évaluation psychologique de son client. Celle-ci doit durer environ une semaine. L'avocat de la Couronne dans ce dossier, Me Andy Drouin, a confirmé les chefs d'accusation et la demande d'évaluation psychologique.Rappelons que Saint-Arnaud a été blessé par balle vers 2 h du matin, lorsque des agents de la Régie de police de Memphrémagog sont intervenus sur la rue Saint-Luc, à la suite d'un appel d'urgence. On ne craint pas pour sa vie.

Avec Claude Plante

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