CPE : 65 000 $ en moins pour boucler l'année

Le CPE Jardin d'Amis est affecté par la... (Spectre, Jessica Garneau)

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Le CPE Jardin d'Amis est affecté par la baisse de subvention liée aux enfants de quatre ans, indique la directrice générale du CPE Jardin d'Amis, Johanne Levasseur.

Spectre, Jessica Garneau

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(SHERBROOKE) Même si Québec versera une allocation de transition pour alléger les compressions budgétaires, le CPE Jardin d'Amis, dans l'arrondissement de Rock Forest, recevra environ 65 000 $ en moins pour l'année financière 2016-2017. Le CPE subit les contrecoups des nouveaux barèmes de financement pour les enfants de quatre ans, pour qui la subvention versée sera moindre.

« Ça représente 57 % de la clientèle. C'est pour ça que ça fait mal », résume la directrice générale, Johanne Levasseur.

De plus, une fois que l'allocation de transition ne sera plus versée, c'est au moins 98 000 $ que le CPE n'aura plus dans ses coffres, évalue la directrice générale, en rappelant que les coûts de système, eux, continuent d'augmenter. Les CPE qui accueillent beaucoup d'enfants de quatre ans se retrouvent dans une situation semblable.

Le Jardin d'Amis compte 72 places. Il accueille des enfants âgés entre trois et cinq ans. L'établissement a 32 places pour les trois et quatre ans, de même que 40 places pour les enfants de cinq ans.

« Cette année, c'est la première fois qu'on coupait dans les services aux enfants. On a toujours fait des pirouettes pour ne pas couper dans ces services. Cette année, j'ai des sorties qui n'ont pas eu lieu », dit-elle en énumérant aussi la diminution de la formation du personnel. « Les plus » que le CPE réussissait à maintenir, Johanne Levasseur redoute que l'établissement ne soit capable de les maintenir.

« Choix déchirants »

Johanne Levasseur s'inquiète aussi pour l'offre de services destinés à la clientèle ayant des besoins particuliers, alors que les subventions ne sont pas suffisantes pour ce type de clientèle.

« On a toujours investi pour accueillir des enfants avec des besoins particuliers. Au fur et et à mesure qu'on avait des surplus, on les réinvestissait pour accueillir des enfants avec des besoins particuliers », note Mme Levasseur, en citant par exemple le trouble du spectre de l'autisme (TSA), les troubles de communication... « Ce sont des choix déchirants. »

En raison de l'entente conclue par Québec avec l'Association québécoise des CPE (AQCPE), et les autres associations, les moyens d'action sont annulés.

Rappelons que les CPE entrevoyaient la possibilité d'interrompre leurs services de façon partielle ou complète afin de protester contre les compressions budgétaires annoncées en 2016-2017, soit 120 M$ pour les CPE et les garderies subventionnées.

Québec a toutefois annoncé qu'il investirait 60 M$ afin d'atténuer le choc des nouvelles règles de financement.

Au lendemain de cette annonce, l'heure est au bilan dans les CPE. « Ce que ça fait, c'est que ça donne un sursis pour le 1er avril 2016 », estime Lucie Therriault, la directrice du Regroupement des centres de la petite enfance des Cantons-de-l'Est. (RCPECE). Les établissements devront néanmoins travailler fort dans les prochains mois. Une fois que Québec ne versera plus l'allocation de transition, les établissements devront gratter leurs fonds de tiroirs. « Le 1er avril 2017, c'est loin, mais c'est proche en même temps! »

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