Un système de santé inefficace

Monsieur Gaétan Barrette,Au début de novembre 2015 j'ai dû me rendre d'urgence... (Archives, La Tribune)

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Monsieur Gaétan Barrette,

Au début de novembre 2015 j'ai dû me rendre d'urgence à ce que nous appelons, ici, l'urgence mineure de l'hôpital Saint-Louis, à Windsor. À la suite de cette visite, le médecin de garde a acheminé une demande de test d'allergie au Centre intégré universitaire de Santé et de Services sociaux de l'Estrie (CIUSSE). À deux ou trois reprises, par la suite, mon médecin de famille de même qu'une amie médecin, qui m'a reçu d'urgence, un samedi, ont contacté le service d'allergologie du CIUSSE, sans succès.

Dimanche dernier, j'ai dû me rendre de nouveau à l'urgence pour le même problème. J'ai déjà assumé des coûts importants, en privé, pour trouver une solution. Je tente désespérément de dénicher une autre ressource privée qui pourrait réussir là où les autres ont échoué. Si j'additionne les coûts des services auxquels j'ai eu recours, dans le réseau privé et dans le système de santé publique, faute d'aide du CIUSSE, de même que le coût des médicaments, j'arrive à un total de plus de 3000 $.

La transformation des structures du système de santé dont vous êtes l'auteur n'a fait, en réalité, qu'éloigner les décideurs de la clientèle et des professionnels. L'efficacité et les économies que vous nous avez fait miroiter ne sont pas au rendez-vous, bien au contraire. Si vous croyez que mon cas est unique, téléphonez à la DG du CIUSSE.

Enfin, c'est le comble, mardi, j'apprenais de mon médecin de famille que finalement, après une attente de quatre mois, je n'aurai pas accès au service d'un allergologue du CIUSSE.

En terminant, M. le ministre, j'aurais un conseil à vous donner : au lieu de mettre vos énergies à contrôler le moindre changement à l'ordre du jour des réunions du CA du CIUSSE, comme à celui de tous les autres établissements du Québec, d'ailleurs, consacrez donc ces énergies à aider l'établissement à trouver un allergologue pour les adultes de notre région. Là vous vous occuperiez des « vraies affaires »!

Un jour, à l'Assemblée nationale, Jean Charest, alors chef de l'opposition, avait accusé le premier ministre Bernard Landry d'être personnellement responsable du décès d'une personne à l'urgence d'un hôpital. Comme je ne mange pas de ce plat infect, je ne vous accuserai pas d'être personnellement responsable de notre problème, à moins que vous ne donniez pas suite à ma suggestion.

Claude Boucher

Ex-député de Johnson (1994-2007)

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