Nouveau terrain synthétique au Triolet

L'investissement de 2,15 millions de dollars pour la... (Spectre, Jessica Garneau)

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L'investissement de 2,15 millions de dollars pour la réalisation d'un nouveau terrain synthétique de soccer et de football, ainsi que d'une piste d'athlétisme, avait de quoi réjouir Gilles Normand, président de la CSRS, Bruno Vachon, président d'Excellence sportive, et Luc Fortin, député de Sherbrooke et ministre du Loisir et du Sport jusqu'à sa nomination comme ministre de la Culture et des Communications lundi après-midi.

Spectre, Jessica Garneau

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(SHERBROOKE) Tout sera bientôt plus simple pour de nombreux étudiants-athlètes sherbrookois. Grâce à un investissement de 2,15 millions de dollars, un nouveau terrain synthétique de soccer et de football ainsi qu'une piste de course de 400 mètres seront disponibles au mois de septembre 2017 à l'école secondaire du Triolet.

« Cet ajout nous permettra de jouer enfin nos parties près de notre école au lieu d'aller au parc Sylvie-Daigle », a affirmé le joueur de football des Harfangs Jérôme Loyer.

« Nous attendions ce moment-là depuis longtemps, a admis le footballeur William Legault. Aujourd'hui, ça devient réalité. Je suis content parce que nous devons marcher jusqu'à l'Université de Sherbrooke pour participer aux entraînements. Bientôt, nous nous pratiquerons à deux pas de l'école. »

« Et peu importe la température, on pourra profiter d'un terrain d'une qualité optimale », a soutenu la joueuse de soccer Mégane Chouinard.

Le président de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke, Gilles Normand, se réjouissait aussi de cette nouvelle.

« Quel beau moment! Le voici enfin, ce terrain synthétique tant espéré », a-t-il lancé, en rappelant que le début des travaux est prévu pour avril 2017.

Un argument pour attirer les Jeux de la Francophonie

L'aménagement de ce terrain sera rendu possible grâce à une aide financière de 1 076 141,80 $ offerte par le gouvernement provincial, représenté lundi par Luc Fortin. Le député de Sherbrooke et ministre du Loisir et du Sport jusqu'à sa nomination comme ministre de la Culture et des Communications lundi après-midi, se disait fier de respecter l'une de ses premières promesses électorales.

« Il y a 110 projets retenus après avoir été analysés selon huit critères rigoureux et là, sur ces 110, il y en a un à Sherbrooke, a expliqué le ministre Fortin. Non seulement ce projet sera notamment très utile ici pour le programme sport-études, mais il faut aussi savoir qu'il est dans notre cahier de charge pour obtenir les Jeux de la Francophonie. »

Un terrain qui deviendra populaire

Si cette surface sera construite sur la propriété de l'école du Triolet, elle servira aussi à de nombreux Sherbrookois.

« L'ajout de ce terrain synthétique permettra aux quatre écoles secondaires d'offrir aux jeunes le goût de bouger dans un espace tout à fait approprié pour la pratique sportive », a indiqué Gilles Normand.

« Près de 2000 élèves du Triolet profiteront de ces installations modernes sécuritaires de qualité par le biais de leurs cours d'éducation physique et le programme de Santé globale, a précisé Rémi Fontaine, directeur adjoint de l'école du Triolet. Et ce, tout comme les 700 élèves du programme interscolaire des Harfangs du Triolet, membre du Réseau du sport étudiant du Québec, les membres des quatre programmes de football de la CSRS, de soccer, d'athlétisme, de patin de vitesse (avec l'entraînement à roues alignées), de biathlon (avec l'entraînement en skis à roulettes) et finalement, le programme de cyclisme. »

Le premier d'une longue série

Puisque les terrains de soccer ou de football des quatre écoles secondaires de la CSRS nécessitent un entretien annuel excessivement coûteux, un projet d'acquisition de terrains a été élaboré.

Un terrain à vocation scolaire à l'école de la Montée devrait donc être construit, tout comme deux terrains synthétiques à vocation municipale et scolaire pour l'école Mitchell-Montcalm et l'École internationale du Phare.

« Nous constations une dégradation irrécupérable des quatre terrains de soccer-football naturels de nos écoles secondaires, a résumé Gilles Normand. Nous souhaitions offrir à nos élèves des installations physiques extérieures adéquates pouvant assurer une éducation de grande qualité. L'annonce d'aujourd'hui consiste donc en une première étape. »

La décision aura des incidences ailleurs

Les directeurs des 45 écoles secondaires du Québec ayant un programme de sport-études ont les yeux rivés vers le Triolet depuis que tous les élèves inscrits en sport-études ont l'obligation de suivre des cours d'éducation physique, même si ceux-ci consacrent déjà trois heures par jour à l'entraînement dans le cadre de leurs études.

« Il y a 46 écoles de sport-études au Québec et il n'en restait que quatre à se conformer, rappelle le député de Sherbrooke, Luc Fortin. Donc partout au Québec, les écoles ont dû se conformer. Ce que le ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur Pierre Moreau (qui a été remplacé par Sébastien Proux et Hélène David lundi) se demandait, c'est pourquoi tout a fonctionné ailleurs, mais que cela a accroché ici au Triolet. On m'explique qu'au Triolet, les 25 heures d'éducation physique se faisaient, mais sur le temps du sport-études et non pas sur une plage dédiée à cela. »

« La décision concernant l'école du Triolet aura des incidences ailleurs, confirme M. Fortin. Nous sommes conscients de cela, donc nous tenons à regarder le tout attentivement. »

Rappelons que sur les 46 écoles secondaires du Québec qui offrent le programme sport-études, quatre étaient dans la même situation que le Triolet. Cette dernière bénéficiait depuis quelques années d'une dérogation.

« Ce que nous pouvons dire à ce moment-ci, c'est que nous sommes toujours en entente d'une réponse du ministère, souligne Martin St-Jean, directeur de l'école secondaire du Triolet. Luc Fortin a confié vouloir regarder le dossier avec le ministre Moreau. Donc on attend de savoir ce qui se passera lors de la rentrée 2016. On espère pouvoir maintenir le statu quo avec la grille de matières que nous avons depuis quelques années et qui plaisait à tous finalement. »

« Avec le remaniement ministériel, je dois maintenant échanger avec le ministre Pierre Moreau (NDLR.: c'était avant qu'on apprenne le nouveau remaniement en fin d'après-midi), qui était de retour au travail la semaine dernière. Nous en avons parlé. Je lui ai fait part des arguments apportés et de ma position. Pierre s'est engagé à regarder cette situation. Il est conscient du délai court puisqu'il faudra revoir le calendrier scolaire. (...) Il faut être à l'écoute des gens qui se trouvent sur le terrain. (...) On doit mesurer les intérêts de tout un chacun et prendre la meilleure décision à la lumière des faits qui sont portés à notre connaissance », termine le député de Sherbrooke.

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