L'Estrie perd des emplois de qualité

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Le délégué syndical au SPGQ en Estrie, Jean-François Morin

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(SHERBROOKE) L'Estrie vit la fermeture de bureaux régionaux du gouvernement du Québec.

S'ils dénonçaient lundi matin la lenteur des négociations dans le renouvellement de leur convention collective, le Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) déplore aussi la perte d'emplois de qualité en région.

Les syndiqués manifestaient leur mécontentement devant les bureaux du député-ministre de Sherbrooke Luc Fortin.

« En région, l'austérité se traduit par la fermeture de bureaux de ministères. Dans les deux dernières années, il y a eu le bureau du ministère de l'Éducation, de l'Immigration et le centre de services partagés qui ont fermé. Il y a trois ans, le Conseil du statut de la femme a fermé son bureau en région. Chaque fois, ce sont des emplois de qualité qui disparaissent et des services à la population qui sont centralisés à Québec et Montréal. Nous perdons des emplois en Estrie et la population se retrouve avec des numéros 1-800 pour avoir des services, alors que de très bons services étaient donnés en région », explique le délégué syndical au SPGQ en Estrie, Jean-François Morin.

Le déficit net de postes disponibles demeure difficile à chiffrer pour le moment.

« Nous sommes en train de faire les évaluations. Il y a certains employés qui sont transférés ou qui sont partis à la retraite. Nous sommes en train d'évaluer le nombre de postes. Mais chaque fois qu'un bureau régional ferme, ce sont des emplois de qualité qui ne sont plus disponibles en Estrie. Une rencontre est prévue à la fin mars avec le député et nous lui remettrons alors des chiffres précis », mentionne M. Morin.

Le SPGQ représente 225 membres en Estrie sur un total de plus de 24 000 au Québec.

Plusieurs manifestations ont eu lieu simultanément partout au Québec pour dénoncer la lenteur dans les négociations.

« Les négociations piétinent. Le 31 mars prochain, ça fera une année que nous sommes sans contrat de travail. On dirait que les négociateurs n'ont pas de mandat de négocier. Ils ne fournissent pas les données et ne font pas les démonstrations qu'on leur demande. On constate que les offres faites au front commun, c'est que nos conditions de travail se détériorent. Ça ne suit pas le coût de la vie », déplore Jean-François Morin du SPGQ.

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