La FSSS tient à une reconnaissance salariale

Près d'une centaine de syndiqués de la Fédération... (Spectre Média, Maxime Picard)

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Près d'une centaine de syndiqués de la Fédération de la santé et des services sociaux (CSN) ont manifesté jeudi midi devant les locaux du Centre de réadaptation de l'Estrie et de l'IUGS, de la rue King Est.

Spectre Média, Maxime Picard

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<p>Alain Goupil</p>
Alain Goupil
La Tribune

(SHERBROOKE) Malgré la menace d'une loi spéciale, les syndiqués du réseau de la santé et des services sociaux affiliés à la CSN n'ont toujours pas l'intention de ratifier l'entente de principe intervenue avant les Fêtes entre le gouvernement Couillard et le Front commun syndical.

Près d'une centaine d'entre eux ont réitéré ce message jeudi midi lors d'une manifestation qui s'est tenue devant les locaux du Centre de réadaptation de l'Estrie et de l'IUGS, rue King Est, à Sherbrooke.

Depuis l'entente de principe survenue en décembre, la Fédération de la santé et des services sociaux (CSN) insiste sur le fait que cette entente représente « un appauvrissement » pour une forte majorité de ses membres.

« Cette entente-là favorise certains groupes, certains secteurs, mais en santé et services sociaux, ce sont 90 % des travailleurs qui vont s'appauvrir au terme de l'entente, estime Mélissa Gaouette, vice-présidente régionale de la FSSS. Pour nous, ça ne représente pas nos objectifs de négociation. »

La FSSS estime que les changements survenus ces dernières années dans le réseau de la santé et des services sociaux ont eu un impact sur les conditions de travail de ses membres. Elle demande donc au gouvernement de reconnaître cette situation, notamment en bonifiant ses offres salariales.

« Il y a eu une augmentation de la tâche et les gens sont épuisés, constate Mme Gaouette. Pour eux, c'est une forme de reconnaissance que d'augmenter leurs salaires. Si en plus d'augmenter nos tâches, on est sous-payés, on risque d'assister à un exode vers le secteur privé où les salaires sont plus élevés », craint la représentante syndicale.

Ergothérapeute au Centre de réadaptation de l'Estrie depuis une quinzaine d'années, Simon Leclerc croit lui aussi que l'entente intervenue à la fin de 2015 aura pour effet de créer un déséquilibre entre certaines catégories d'employés.

« Je suis d'accord qu'il faut réduire les dépenses, mais il faut que cela implique tous les travailleurs, dit-il. Nous, on a 5 %, alors que d'autres ont 39 %, d'autres 15 %, 5 %. Certains de nos travailleurs ont même une baisse de salaire. Deux dollars d'augmentation sur cinq ans, ce n'est pas ça qui va nous aider à couvrir le coût de la vie », ajoute M. Leclerc.

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