Une explosion quasi réelle à l'UdeS

Pour la deuxième année consécutive, le gymnase de... (Spectre Média, René Marquis)

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Pour la deuxième année consécutive, le gymnase de la faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke a été le théâtre d'une catastrophe simulée. Cette fois-ci, une vingtaine de personnes ont été «blessées» lors d'une explosion survenue dans une cafétéria.

Spectre Média, René Marquis

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<p>Alain Goupil</p>
Alain Goupil
La Tribune

(SHERBROOKE) Une explosion survenue dans une cafétéria a fait une vingtaine de blessés... fictifs, jeudi après-midi, dans le cadre d'une simulation de « Code Orange » qui avait toutes les apparences d'une véritable catastrophe.

Pour la deuxième année consécutive, l'École des sciences infirmières de l'Université de Sherbrooke avait réquisitionné le gymnase de la faculté de médecine pour y tenir une simulation que l'on voulait la plus près possible de la réalité.

Le tout a commencé par une déflagration formant un énorme nuage de fumée. Après quelques secondes de silence, les cris et les gémissements se sont rapidement fait entendre. Au fur et à mesure que le nuage se dissipe, des corps ensanglantés ou tuméfiés apparaissent sur le sol. D'autres blessés, en état de panique, tentent pendant ce temps de trouver du secours en courant dans tous les sens. Les cris de détresse fusent de partout.

C'est dans ce scénario catastrophe que la vingtaine d'étudiantes et étudiants en sciences infirmières plongeront dans l'action. Sous le regard de leurs professeurs, elles devront mettre en pratique une partie importante de la théorie qui leur a été enseignée en traumatologie.

Pour le professeur Stéphane Lavoie, cette simulation représente une étape importante de la formation que reçoivent les étudiants en sciences infirmières qui ont décidé de poursuivre leur formation collégiale jusqu'au niveau universitaire. Dès les premières minutes suivant l'explosion, dit-il, on observe de quelle façon les futures infirmières « gèrent » la catastrophe et le chaos qui en découle.

« Ce qu'on regarde tout au long de la simulation, dit-il, c'est si l'évaluation de la scène a été bien faite, si le triage des blessés est bien réalisé, de quelle façon sont utilisées les ressources humaines et matérielles qu'on retrouve sur place. Le but, c'est de sortir les étudiants de leur zone de confort pour les plonger le plus près possible de la réalité. » Pour ce faire, chacune des vingt-cinq « victimes » avait reçu au préalable un scénario se rattachant à son personnage.

Parmi les blessures les plus graves, on retrouvait des hémorragies, l'amputation d'un membre, un objet implanté dans le ventre, des brûlures, des fractures, etc.

Parmi les « victimes » de la catastrophe simulée, Caroline Fauteux (brûlures au 3e degré) et Jessica Massé (fracture de la clavicule) en étaient à leur deuxième expérience. Après avoir agi comme intervenantes l'année dernière, elles ont pu cette fois revivre la même situation, mais d'un autre point de vue.

« Ça nous a permis de voir l'autre côté de la médaille et de constater que le stress est bien réel chez les intervenants. Une simulation comme celle-là les prépare bien à ce qu'elles auront à vivre dans la réalité », ont exprimé les deux jeunes femmes.

Une simulation semblable s'est tenue mardi sur le campus Longueuil de l'Université de Sherbrooke.

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