Rien n'est gagné pour la petite Élissa

Il n'y a rien de gagné pour Élissa... (Photo tirée de Facebook)

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Il n'y a rien de gagné pour Élissa Grondin. Après avoir reçu un coeur de Berlin, hier, sa situation est toujours précaire.

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(SHERBROOKE) Il n'y a rien de gagné pour Élissa Grondin. Après avoir reçu un coeur de Berlin, hier, sa situation est toujours précaire. Ses parents ont craint le pire au cours de la nuit dernière alors que la pression sanguine de leur fillette de 5 ans était très instable et que les saignements tardaient à s'arrêter.

« Elle a perdu un litre de sang soit l'équivalent de la quantité que son corps contient. Heureusement, sa situation est stable depuis 3 h cette nuit, mais elle doit être stable pendant 24 à 48 h pour qu'elle puisse se réveiller sans danger. Mes muscles tremblent encore du cauchemar qui s'est passé la dernière nuit. Je n'ai jamais ressenti autant de douleur dans mon corps. C'est difficile de se sentir aussi impuissante », explique la mère d'Élissa, Josée Scantland, jointe par téléphone jeudi après-midi.

Mais au-delà de donner des nouvelles sur l'état de santé d'Élissa, c'est un appel d'urgence que souhaitent crier les parents à la population pour encourager le don d'organes. « Le but n'est pas de faire connaître Élissa du grand public. C'est de faire en sorte que les gens signent leur carte de don d'organes et qu'ils signent celles de leurs enfants. Donnez vos organes! Cette action n'amène que du positif au deuil. Si une tragédie survient, le coeur de votre enfant a la possibilité de vivre encore! Il faut le faire vivre! » articule avec conviction la mère ajoutant que cela fait près de deux ans que l'hôpital Sainte-Justine, centre hospitalier où Élissa a été opérée, n'a pas reçu de coeur de jeune enfant.

« Il faut s'entraider, donner nos organes à notre prochain. C'est ici sur Terre qu'on en a besoin. Pas dans notre tombe ou au ciel », insiste-t-elle.

Depuis l'opération, Élissa n'a pas repris connaissance et tout est mis en place pour éviter les variations de pression artérielle. « Le grand risque avec un coeur de Berlin, ce sont les caillots. Dans le cas d'Élissa, à cause de ses malformations cardiaques, le caillot pourrait atteindre rapidement son cerveau et être mortel. Des experts mondiaux sont ici pour s'assurer que cela ne se produise pas », raconte la maman qui n'a presque pas fermé l'oeil depuis deux jours.

« C'est ma fête aujourd'hui et je ne désire aucun cadeau à part un coeur pour ma fille », ajoute-t-elle précisant que si un coeur était rendu disponible aujourd'hui, Élissa retournerait sur-le-champ au bloc opératoire pour la greffe.

Sinon, un coeur de Berlin (ou coeur mécanique) peut maintenir une personne en vie pendant environ deux ans. Mais dans le cas d'Élissa, à cause de sa condition, les médecins ont expliqué aux parents que ce serait assurément moins longtemps.

« On doit tous redoubler d'efforts pour commencer des discussions sur le don d'organes. C'est une façon de sauver des vies comme celle d'Élissa. De donner une deuxième chance. C'est courageux de prendre la bonne décision. On a du coeur! » résume la mère avant de retourner au chevet de sa fille.

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