La persévérance scolaire à l'avant-plan

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Jean-Luc Dasté, directeur de la Caisse Desjardins du Lac- Memphrémagog

La Tribune, Jean-François Gagnon

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(MAGOG) NDLR - La persévérance scolaire, c'est l'affaire de tous. Parents, enseignants, proches, intervenants, professionnels, directions d'école, gens d'affaires, élus, tous ont un rôle à jouer dans la persévérance scolaire des jeunes et sont, ou peuvent devenir, des superhéros de la persévérance scolaire. Cette année, les Journées de la persévérance scolaire (JPS), qui se déroulent du 15 au 19 février, sont l'occasion de souligner quelques histoires d'appui à la persévérance scolaire de ces superhéros et de raconter des initiatives prises dans certaines écoles. Des reportages à lire toute la semaine!

Une simple rencontre avec une personnalité marquante peut parfois laisser une empreinte indélébile. Le directeur général de la Caisse Desjardins du Lac-Memphrémagog, Jean-Luc Dasté, est en mesure d'en témoigner, lui qui a décidé d'embrasser la cause de la persévérance scolaire après avoir rencontré Pierre Lavoie, fondateur d'un événement cycliste d'envergure.

« À l'époque où je travaillais sur la Côte-Nord, j'ai rencontré Pierre avec des collègues du Mouvement Desjardins quand il cherchait à créer un projet en lien avec les saines habitudes de vie et le sport, raconte M. Dasté. Ça m'a marqué. »

Par la suite, le grand patron de la Caisse du Lac-Memphrémagog a accepté de former une équipe pour prendre part au premier Défi Pierre Lavoie. Il n'était pas un grand sportif, mais souhaitait améliorer sa forme physique. L'occasion offerte était belle.

Après quelques participations au Grand défi Pierre Lavoie, Jean-Luc Dasté a eu l'idée de permettre à des jeunes de l'école de la Ruche à Magog de participer avec lui à cet événement annuel.

Ses discussions avec des représentants de l'école de la Ruche ont mené à la création du Grand tour des petites écoles, qui se déroule dans la région de Memphrémagog. Des élèves de l'établissement secondaire s'entraînent durant des mois pour prendre part à cette activité, laquelle consiste en une longue randonnée comportant plusieurs arrêts aux écoles primaires du secteur de Magog.

« Je voulais amener deux jeunes au Grand défi Pierre Lavoie avec moi au début, explique M. Dasté. Mais j'avais le goût que mon projet ne se limite pas à un nombre si restreint d'élèves. La création du Grand tour des petites écoles était donc une bonne idée, car on pouvait impliquer plus de monde. »

Cette année, on célèbre le 5eanniversaire de la création du Grand tour des petites écoles. Une vingtaine d'élèves de la Ruche participent à cet événement tous les ans. Deux d'entre eux obtiennent habituellement une place dans une équipe inscrite au Grand défi Pierre Lavoie.

« C'est plaisant de voir tous les efforts investis par le groupe d'élèves qui choisit de relever le défi qu'on leur lance. On constate un effet sur leur travail à l'école et certains se découvrent une passion. »

Jean-Luc Dasté note que ce sont principalement des jeunes éprouvant des difficultés dans leur parcours scolaire qui sont accueillis au sein du programme. « Il y en a dans le groupe qui n'ont pas eu des vies faciles », remarque-t-il, tout en louangeant le travail des enseignants qui les encadrent.

M. Dasté indique qu'il se retire « peu à peu » du projet. N'empêche, il continue d'aller rouler en compagnie des jeunes qui se préparent pour le Grand tour des petites écoles. Il pédale par surcroît avec eux quand arrive l'événement de deux jours.

À ses yeux, l'école joue un rôle primordial dans le développement des individus. « C'est la base pour avoir une vie plus riche et plus épanouie », soutient-il.

Cela ne signifie toutefois pas qu'il a lui-même toujours été un exemple de persévérance scolaire. « Je n'étais pas le plus persévérant, c'est vrai. Mais, à l'adolescence, j'ai fait de la plonge et j'ai ensuite chargé des camions. C'était mes premiers emplois. Je faisais ça avec des adultes qui travaillaient au salaire minimum. Ça m'a donné le goût de travailler plus fort en classe. »

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