Sûreté aéroportuaire: décollage partiel pour Airpole

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Le projet de centre d'expertise en sûreté aéroportuaire Airpole connaît un «décollage partiel» avec la mise en place d'une offre de formations théoriques au Cégep et à l'Université de Sherbrooke. «Notre démarchage va bien et la réceptivité est bonne» affirme Bernard Ricard, président du conseil d'administration d'Airpole.

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<p>Chloé Cotnoir</p>
Chloé Cotnoir
La Tribune

(SHERBROOKE) Le projet de centre d'expertise en sûreté aéroportuaire Airpole connaît un « décollage partiel ». Annoncé en septembre 2015, le projet devait prendre son envol en 2016 et comprendre trois phases, soit la création d'un centre de formation, une vitrine industrielle et un centre de test d'intégration des technologies et d'équipements.

À terme, Airpole nécessitera des investissements de 22 M$. Les deux paliers de gouvernement n'ont toutefois toujours pas donné de garantie quant au financement.

« Avec le changement de gouvernement à Ottawa, le dossier a été ralenti. Mais notre démarchage va bien et la réceptivité est bonne », assure Bernard Ricard, président du C.A. d'Airpole et directeur associé du CLD du Haut-Saint-François, précisant que le dossier a déjà été déposé à l'Agence de développement économique du Canada.

Le centre d'expertise a malgré tout déjà commencé à offrir des formations théoriques au Cégep de Sherbrooke et à l'Université de Sherbrooke en partenariat avec l'Association du transport aérien international (IATA) en attendant l'érection des structures sur le site de l'aéroport.

« Nous offrons des formations en mai, juin et juillet. Nous recrutons actuellement des clients. Les formations seront données au Cégep ou à l'Université pour le moment, mais l'important c'était de commencer à avoir une offre de cours », soutient M. Ricard.

«Nous travaillons avec l'IATA et celle-ci représente quelque 260 compagnies qui assurent 83 % du trafic aérien mondial.»


La clientèle visée pour ces formations est composée de trois cibles : le personnel des aéroports sur le marché canadien et nord-américain, le personnel des compagnies aériennes et les compagnies aériennes de fret. 

Jusqu'à maintenant une quarantaine d'entreprises ont semblé fortement intéressées par l'offre d'Airpole, affirme M. Ricard.

« Nous travaillons en partenariat avec l'IATA et celle-ci représente quelque 260 compagnies qui assurent 83 % du trafic aérien mondial. On a donc un bon bassin de clients potentiels », précise le président du CA.

D'autres formations sont déjà confirmées pour les mois d'août, septembre et octobre.

Objectif : des formations pratiques

M. Ricard affirme être enthousiaste quant au lancement des formations théoriques. Reste que l'objectif ultime d'Airpole est d'offrir des formations pratiques sans pareil au Canada.

« En ce moment, les pompiers de l'aéroport de Québec et de Montréal s'entraînent à Dallas. Il n'y a aucun centre pratique pour la sûreté aéroportuaire au Canada », souligne M. Ricard.

Selon lui, l'entente de partenariat avec l'IATA ainsi que le lancement des cours théoriques motiveront les gouvernements à embarquer dans le projet.

« Tant que nous n'avons pas d'entente de financement, il n'y a rien qui sera construit pour la formation pratique. C'est un projet rentable au niveau des opérations, mais nous avons besoin d'un coup de main pour les investissements de départ », admet M. Ricard.

À long terme, des pompiers municipaux ou la Sûreté du Québec pourront également profiter des installations projetées sur le site de l'aéroport de Sherbrooke.

« Je prends souvent l'exemple de Lac-Mégantic. Les pompiers aimeraient certainement s'entraîner à utiliser de la mousse chimique comme ils ont dû le faire lors de la tragédie. Or, les centres d'entrainement qui existent ne permettent pas ce genre d'exercice; le nôtre oui», illustre M. Ricard.

Toujours pas de liaison aérienne

Airpole est un projet complètement indépendant de celui de transport des passagers à l'aéroport de Sherbrooke. La présence de vols commerciaux serait toutefois un net avantage pour le centre d'expertise qui tente de convaincre des compagnies canadiennes d'amener leurs employés à East Angus.

« Ça ne nous empêche pas d'avancer, mais on espère avoir des liaisons commerciales dans un avenir rapproché. En attendant, il y a d'autres moyens pour transporter les clients. Mais ce serait bien d'offrir des vols, surtout pour des gens dans ce domaine... », confirme M. Ricard

À terme, le projet créerait 840 emplois en région sur dix ans, dont une vingtaine travailleraient directement chez Airpole. Les retombées économiques liées aux travaux de construction sont estimées à 14,6 M$. On vise la clientèle du Canada, du nord-est des États-Unis, et éventuellement de l'Afrique et de l'Amérique latine.

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