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La CSRS en pénurie de suppléants

La CSRS vit actuellement une pénurie de suppléants... (Archives, La Tribune)

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La CSRS vit actuellement une pénurie de suppléants et mène donc une grande campagne de recrutement. Exceptionnellement, elle permet aux directions de faire appel à des enseignants retraités.

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(SHERBROOKE) La Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) vit une pénurie d'enseignants suppléants. D'ici la fin de la semaine, la CSRS aura rencontré quelque 70 candidats potentiels. Elle permet également à ses directions de faire appel à des enseignants retraités. Le directeur des ressources humaines de la CSRS, Daniel Samson, assure toutefois que l'organisation est en « sortie de crise ».

« On est en grosse opération de recrutement. On a demandé exceptionnellement à des directions si elles veulent faire appel à des retraités. »

« On n'est pas dans une problématique où l'offre a diminué. La demande a augmenté », résume-t-il.

Habituellement, la banque de suppléants compte « au maximum » environ 450 enseignants disponibles en début d'année, tout champ d'enseignement confondu. En cours d'année, cette banque en compte en moyenne 250.

« Exceptionnellement, au cours des dernières semaines et pour certaines journées, ce nombre est descendu à près de 130 », évalue M. Samson.

Selon lui, plusieurs facteurs expliquent cette pénurie, qui s'est manifestée à la mi-janvier.

L'organisation a notamment changé sa façon de faire en ce qui concerne une mesure d'aide à la composition de la classe pour les élèves en difficulté d'apprentissage.

Dans le cadre de cette mesure, l'organisation offre davantage d'appui avec l'ajout de ressources enseignantes.

Par exemple, des enseignants peuvent être dégagés pour aller donner un coup de pouce auprès de jeunes ayant des troubles de comportement.

Effet domino

Cet automne, un comité paritaire a décidé de décentraliser les sommes qui accompagnent cette mesure. « Ce sont les écoles qui décident des besoins », note M. Samson. Or, cette façon de faire a eu un effet domino sur plus d'enseignants qu'habituellement.

« Ça a entraîné des contrats qu'on n'avait pas vu venir », note M. Samson. Par exemple, illustre-t-il, auparavant, avec la somme de 300 000 $, quatre enseignants pouvaient être libérés pour cette mesure. Or, avec les changements, la même somme investie peut se répercuter sur une quinzaine de personnes, avec des variations dans le pourcentage des tâches.

À cela s'ajoute l'absence d'enseignants qui se retrouvent en congé différé - le nombre est toutefois le même que par les années passées, selon lui - et le fait qu'à cette période de l'année, les stagiaires ne sont pas disponibles.

M. Samson ajoute que beaucoup d'activités de perfectionnement avaient été déplacées à cet hiver, en raison des moyens de pression et des journées de grève de l'automne, et cet élément vient également influencer la situation.

Selon M. Samson, il n'y a pas davantage de congés différés ou d'absentéisme. « Ce n'est pas un facteur contributif (à la pénurie). »

« On est partout précaire », répond M. Samson lorsqu'on lui demande si la pénurie se fait sentir davantage dans certains domaines.

La CSRS fonctionne avec une centrale de suppléance au primaire, où les enseignants envoient leurs avis d'absence, en copie conforme à leur direction. La centrale gère annuellement environ 80 suppléances par jour, pour diverses raisons. La CSRS compte environ 1800 enseignants du préscolaire au secondaire.

Les écoles secondaires sont quant à elles autonomes : ce sont les directions qui doivent dénicher les suppléants en cas d'absence.

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