Salaires: un signal inquiétant pour les employés de l'UdeS

L'UdeS négocie actuellement avec plusieurs de ses syndicats... (Spectre Média, René Marquis)

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L'UdeS négocie actuellement avec plusieurs de ses syndicats dans le cadre du renouvellement des conventions collectives, dont ses professeurs et ses employés de soutien. Elle s'attend à une augmentation de trois pour cent sur quatre ans des subventions pour indexer les salaires.

Spectre Média, René Marquis

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(SHERBROOKE) Une augmentation de trois pour cent sur quatre ans des subventions pour indexer les salaires dans les universités « n'augure rien de bon », a commenté le président du Syndicat des chargées et chargés de cours de l'Université de Sherbrooke (SCCCUS), André Poulin.

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Martin Buteau

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La Presse + révélait mardi que Québec a informé au moins deux universités que leurs subventions pour indexer le salaire de leurs employés n'augmenteraient que de 3 % en quatre ans, soit 1 % en 2016, 1 % en 2017 et 1 % en 2018, de même que 0 % en 2019.

Le recteur adjoint de l'UdeS, Martin Buteau, indique que s'il n'a pas eu de correspondance officielle, il a tout de même eu une information informelle à ce sujet. Il n'est donc pas surpris de cette faible hausse de la politique salariale gouvernementale (PSG).

« Pour nous, c'est sûr que c'est décevant », a souligné M. Poulin, en précisant qu'il attendait que l'information soit transmise de façon officielle. Le SCCCUS compte environ 2500 membres.

« C'est assez minimaliste », a convenu M. Buteau.

La dernière convention collective du SCCCUS prévoit une clause de réouverture salariale pour l'année 2015, puisque les paramètres financiers de la PSG n'étaient pas connus au moment du renouvellement du contrat de travail. « Ça va faire un an qu'on ne sait pas ce qui se passe pour l'année en cours », commente M. Buteau, qui s'attend à 0 %.

Dans certaines universités, les syndicats qui en sont à renouveler leur convention doivent recevoir automatiquement en augmentations ce qui est versé pour la PSG, mais ce n'est pas le cas à l'UdeS, précise M. Buteau.

L'Université de Sherbrooke négocie actuellement avec plusieurs de ses syndicats dans le cadre du renouvellement des conventions collectives, dont ses professeurs et ses employés de soutien.

Contrairement aux enseignants du Cégep de Sherbrooke ou des membres du Syndicat de l'enseignement de l'Estrie (SEE), les employés de l'UdeS ne font pas partie du front commun; leurs syndicats négocient directement avec la direction de l'UdeS.

La subvention liée aux salaires dans les universités est généralement liée au taux d'augmentation salariale dans les secteurs publics et parapublics. Celle-ci est haussée en fonction de la PSG.

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