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Désordre et vandalisme: «Je ne vais pas me laisser intimider», dit le maire Cusson

Près d'une centaine de syndiqués municipaux se sont présentés devant l'Hôtel de... (Photo collaboration spéciale Éric Beaupré)

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(Drummondville) Près d'une centaine de syndiqués municipaux se sont présentés devant l'Hôtel de Ville de Drummondville, lundi soir, afin de convaincre, par la force, le maire Alexandre Cusson, de revenir sur sa position concernant le possible projet de loi conférant aux municipalités le droit de décréter les conditions de travail de leurs employés. Force est d'admettre que leur intervention musclée a eu l'effet contraire.

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Alexandre Cusson

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« Leurs agissements me confortent dans ma position. Il y a une paix sociale au Québec et ce n'est pas en mettant de l'avant ces méthodes sorties des années 1970 qu'ils arriveront à leurs fins. En ce qui me concerne, c'est de l'intimidation et je ne vais pas me laisser intimider », a tranché le politicien.

Au cours de la manifestation, qui a duré quelques heures, l'équipe « d'élite » de la discorde a apposé un nombre impressionnant d'autocollants sur la façade de l'Hôtel de Ville, ainsi que sur le véhicule personnel du maire. On s'attend à ce que la facture à payer pour nettoyer le tout soit salée et le maire n'a pas l'intention de la refiler à ses contribuables.

Une plainte formelle pourrait également être faite à la Sûreté du Québec et des accusations criminelles pourraient suivre.

« Nous avons transmis l'information à nos procureurs qui verront maintenant de la procédure à suivre. Chose certaine, ce n'est pas aux Drummondvillois à payer pour ça », a ajouté M. Cusson.

Selon le maire, aucun des syndiqués présents aux abords de l'Hôtel de Ville lundi ne provenait de Drummondville. Il semble que les travailleurs de la région n'avaient même pas été mis au courant de la manoeuvre. 

Pire encore, certains syndiqués drummondvillois ont été intimidés par les manifestants, pourtant censés défendre leurs intérêts.

Des privilégiés

Non, seulement Alexandre Cusson n'a pas été ébranlé, mais il en a ajouté, affirmant que les travailleurs municipaux québécois avaient des conditions de 39,5 % supérieures en moyenne à celles de leurs collègues de la fonction publique provinciale. Les municipalités perçoivent le projet de loi R-22 comme un outil qui les protégera des aberrations.

« Ça va nous éviter d'avoir à négocier des demandes farfelues de 15 % d'augmentation par année. Ça obligera tout le monde à négocier de bonne foi. Nous n'avons pas l'intention d'utiliser cette mesure à outrance. Nous n'en aurions d'ailleurs pas eu besoin à Drummondville », a-t-il expliqué.

Si Alexandre Cusson a été ciblé par les fauteurs de troubles, c'est qu'il est le deuxième vice-président de l'Union des municipalités du Québec et que sa présidente, Suzanne Roy, en a déjà eu pour son argent au cours des derniers mois. Les syndiqués ont menacé de ne pas en avoir fini et que d'autres municipalités seront visées.

« Ce que je souhaite, c'est que mes collègues ne cèdent pas. Nous sommes prêts à écouter ce qu'ils ont à dire, mais ça doit se faire de façon civilisée. Nous travaillons avec le gouvernement et nous les invitons à faire de même », a-t-il conclu.

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