Le conseil invité à appuyer les CPE

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Flanqué de la directrice générale du Regroupement des centres de la petite enfance des Cantons de l'Est, Lucie Therriault, Vincent Beaucher a rappelé l'importance économique et éducative du réseau des CPE et des services de garde publics.

Spectre Média, Frédéric Côté

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(SHERBROOKE) Une dizaine de parents et gestionnaires de garderie ont réclamé du conseil municipal de Sherbrooke, lundi, qu'il prenne position en faveur des centres de la petite enfance qui sont de nouveau la cible de compressions budgétaires inquiétantes, selon eux.

Rappelant entre autres que 1500 personnes s'étaient rassemblées à Sherbrooke le 7 février pour réitérer leur appui envers le réseau public de services de garde, le citoyen Vincent Beaucher, également président du conseil d'administration d'un CPE, a invité les élus à endosser la cause.

Selon M. Beaucher, au moins une vingtaine de municipalités au Québec, dont la Ville de Montréal, ont adopté semblables résolutions.

« Ce soir, en faisant fi de toute partisanerie, je vous demande de considérer l'idée de proposer et de voter une résolution d'appui envers les CPE et le réseau public de services de garde, pour Sherbrooke mais aussi pour l'ensemble Québec », a-t-il demandé aux élus, en leur soumettant la résolution de la Ville de Montréal.

«À Sherbrooke, a-t-il fait valoir, il y a 26 CPE répartis dans 38 installations, lesquels regroupent près de 2300 enfants.»


Flanqué de la directrice générale du Regroupement des centres de la petite enfance des Cantons de l'Est, Lucie Therriault, M. Beaucher a rappelé l'importance économique et éducative du réseau des CPE et des services de garde publics.

« À Sherbrooke, a-t-il fait valoir, il y a 26 CPE répartis dans 38 installations, lesquels regroupent près de 2300 enfants. À cela s'ajoutent 366 services de garde en milieu familial, qui regroupent eux aussi près de 2300 enfants. Les CPE, toujours à Sherbrooke, c'est 500 emplois stables à temps complet et à temps partiel, en plus de 250 autres emplois ponctuels pour faire du remplacement, cette fois à la grandeur de l'Estrie. »

Mme Therriault a décrié que les nouvelles compressions dans le réseau pourraient atteindre 2 millions $ pour Sherbrooke seulement. C'est 75 000 $ pour une installation de 60 places et cela se traduirait par des pertes d'emplois chez les éducatrices et les cuisinières et des diminutions des budgets consacrés à l'administration et à l'entretien ménager. 

« En deux mots, cela aurait un impact certain sur la qualité des services et sur les enfants », dénonce Mme Therriault.

Le président du comité exécutif Serge Paquin a expliqué que le conseil prenait acte de la demande et qu'elle serait discutée par les élus. Il a toutefois prévenu que la pratique au conseil municipal de Sherbrooke était plutôt de concentrer ses interventions dans ses champs d'expertise et domaines de compétences.

« La Ville n'est pas un groupe de pression; les gens sont élus pour gérer des affaires municipales, et malgré toute la sympathie qu'on peut avoir pour le réseau des services de garde, notre mandat est de s'occuper des affaires municipales. »

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