Sherbrooke acquiert le Centre récréatif Rock Forest

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Il reviendra au prochain conseil municipal de décider de la suite des choses pour le Centre récréatif Rock Forest, qui a une valeur de 5 millions $ au rôle d'évaluation et qui en coûterait probablement le double à reconstruire.

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(SHERBROOKE) Après plus d'un an d'analyse et d'études, la Ville de Sherbrooke deviendra finalement propriétaire du Centre récréatif Rock Forest. Il lui en coûtera 3,2 millions $, soit le solde de l'hypothèque et la dette de gestion accumulée de quelque 245 000 $.

La gestion du centre récréatif restera quant à elle sous la responsabilité de l'actuelle Corporation du développement économique, social et communautaire de Rock Forest (CDESC) jusqu'au 31 décembre 2017.

Trois conseillers municipaux ont voté contre ce projet, pointant le fait que le Centre récréatif Rock Forest était en difficulté depuis 2009 et qu'on confiait l'infrastructure au même gestionnaire qui l'avait placé dans cette situation.

Rappelons que la CSDES avait demandé l'aide de la Ville en novembre 2014, voyant que ses difficultés financières mettaient à risque la poursuite de ses activités.

« L'idée de vendre à un privé a été étudiée, mais malheureusement on n'aurait pas retrouvé le coût de l'hypothèque, a exposé d'entrée de jeu le conseiller Vincent Boutin, président du comité du sport et du plein air. Si on vendait on se retrouvait avec un déficit et on n'avait plus l'infrastructure. C'est pour ça qu'on a décidé d'acheter et de continuer notre réflexion jusqu'en 2017. »

«Ça ne fera pas l'affaire de tout le monde, mais dans les circonstances, c'est la meilleure décision.»


Cette période de deux ans donnera le temps à la Ville de terminer le ménage dans la gestion du centre et de remettre l'infrastructure à niveau, sans bris de service, a-t-il ajouté.

Il reviendra au prochain conseil municipal de décider de la suite des choses pour cette infrastructure qui a une valeur de 5 millions $ au rôle d'évaluation et qui en coûterait probablement le double à reconstruire.

« Ça ne fera pas l'affaire de tout le monde, mais dans les circonstances, c'est la meilleure décision, a ajouté M. Boutin.

« Que les Sherbrookois doivent assumer pour 245 000 $ de dettes, de l'argent qui sert à rien, j'ai un problème avec ça et tout ça parce qu'on veut protéger la philosophie d'une prise en charge par le milieu d'une infrastructure?, a notamment fait valoir la conseillère Hélène

Dauphinais pour expliquer son opposition à l'achat du CRRF et au contrat de gestion avec la CDESC. 

« Le monde change et ça devient très complexe de gérer ce genre d'infrastructures. On aurait dû avoir un gestionnaire spécialiste du domaine », a-t-elle ajouté.

« Ce qu'on nous offre ce soir, c'est de reprendre ça en main, a renchéri Jean-François Rouleau en se désolant que le Centre récréatif Rock Forest n'ait pas été mis sous tutelle depuis tout ce temps. Maintenant les citoyens vont en faire les frais. Dans deux ans on verra. Si on est chanceux, trois ans. C'est regrettable un tel statu quo. On aurait dû faire preuve de plus d'imagination que ça. »

« Le bâtiment est en bon état et il y a moyen de le rentabiliser davantage, c'est le défi qui nous est donné », a défendu pour sa part la présidente de l'arrondissement de Rock Forest-Saint-Élie-Deauville Diane Délisle en soulignant que de la dette de 245 000 $, 142 000 $ étaient dus à la Ville en taxes et services. « On se repaye nous-mêmes. »

Enfin Bruno Vachon a rappelé que la Ville avait fait un accompagnement très serré du CSDES depuis un an et qu'avec un nouveau directeur général - l'appel de candidature vient de se terminer - et de nouveaux membres au conseil d'administration, les perspectives sont positives. 

« Un aréna municipal, on ne ferme pas ça. C'est un service à donner à la population. Là on reprend les rênes, on se donne de l'air et dans deux ou trois ans on verra si le modèle nous plaît ou s'il peut séduire un privé. »

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