Des élèves en « classe à tout faire » à Magog

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L'éducatrice spécialisée Véronique Paré travaille en compagnie des élèves de la « classe à tout faire » de l'école Brassard-Saint-Patrice. On aperçoit en sa compagnie les élèves Étan Landry, Bryan Cloutier, Coralie Tepapa, Amélya Descôteaux et Cloé Demers

La Tribune, Jean-François Gagnon

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(MAGOG) NDLR - La persévérance scolaire, c'est l'affaire de tous. Parents, enseignants, proches, intervenants, professionnels, directions d'école, gens d'affaires, élus, tous ont un rôle à jouer dans la persévérance scolaire des jeunes et sont, ou peuvent devenir, des superhéros de la persévérance scolaire. Cette année, les Journées de la persévérance scolaire (JPS), qui se déroulent du 15 au 19 février, sont l'occasion de souligner quelques histoires d'appui à la persévérance scolaire de ces superhéros et de raconter des initiatives prises dans certaines écoles. Des reportages à lire toute la semaine!

Les élèves de la « classe à tout faire » de l'école Brassard-Saint-Patrice à Magog ne passent pas inaperçus. Ils ont des responsabilités importantes au sein de l'établissement scolaire, principalement en lien avec la gestion des matières résiduelles. Plusieurs enfants ont retrouvé leur boîte à lunch ou un vêtement grâce à eux.

Éprouvant tous des difficultés d'apprentissage sérieuses, les élèves de la classe de Marilou Doutreloux réalisent différentes tâches au bénéfice de tous les enfants de l'école. Ils sont notamment chargés de la collecte des vieilles piles, des recherches pour retrouver les propriétaires des boîtes à lunch perdues et de la gestion des vêtements égarés.

« La classe à tout faire est née l'an dernier pour accrocher les jeunes qui n'aimaient pas beaucoup l'école et qui avaient une estime d'eux-mêmes plus faible. On s'était dit que ce serait une bonne idée de faire contribuer ces élèves au plan environnemental. Ils posent différents petits gestes pour améliorer notre monde », explique Véronique Paré, éducatrice spécialisée.

Mme Paré souligne que, malgré les tâches manuelles qui leur incombent, les élèves de la « classe à tout faire » apprennent constamment de nouvelles notions de français et de mathématiques.

« Une partie des nouveaux apprentissages se fait à travers les tâches qui leur sont attribuées, note l'éducatrice spécialisée. Ils développent également leurs habiletés sociales, car leurs tâches les amènent régulièrement à rencontrer d'autres élèves ou des membres du personnel. »

D'ailleurs, lorsque des élèves de la classe souhaitent lancer un nouveau projet, on leur demande habituellement de le présenter directement à la direction de l'école pour approbation. Ils doivent au préalable s'assurer d'avoir de bons arguments à soumettre pour obtenir une réponse favorable.

De bons résultats

Selon Véronique Paré, les enfants de la classe de Marilou Doutreloux prennent généralement plaisir à aider les autres élèves de l'école. Les remerciements fréquents qu'ils reçoivent des enseignants leur plaisent également.

« On voit une différence chez ces jeunes depuis la création de cette classe particulière. Ils sont plus motivés à venir à l'école, en bonne

partie parce qu'ils ont moins l'impression d'être dans un environnement scolaire traditionnel. Ce qu'on constate par ailleurs, c'est que le reste des élèves a une vision positive d'eux. »

Appartenant au groupe en question, Cloé Demers affirme que le fonctionnement de la classe lui plaît. « C'est plaisant de permettre à d'autres enfants de retrouver des choses qu'ils ont perdues, confie-t-elle. Je me sens bien dans ce groupe. »

Bryan Cloutier raconte pour sa part qu'on lui demande régulièrement d'apporter son aide quand il faut déplacer des objets plus pesants dans l'école. « Avec Étan, on rend des services en utilisant nos bras, révèle ce garçon. On nous dit qu'on est forts. J'aime ça pouvoir donner un coup de main aux gens. »

La formule adoptée convient aussi à son ami Étan Landry. « Je préfère ce genre de classe à celles qui sont normales. Pour moi, c'est moins difficile. Puis je trouve que c'est plaisant de faire des choses avec nos mains », mentionne-t-il.

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