Le RÉMI réalise quelques gains à Sherbrooke

Une trentaine d'élus et citoyens ont participé, vendredi, à la première réunion... (Archives La Tribune)

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
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(SHERBROOKE) Une trentaine d'élus et citoyens ont participé, vendredi, à la première réunion à Sherbrooke du Regroupement des élus municipaux indépendants (RÉMI) pour la démocratie. Ils étaient même plus nombreux qu'au lancement du RÉMI à Gatineau, note avec satisfaction la conseillère municipale sherbrookoise Chantal L'Espérance, qui cosignait l'invitation avec son collègue David Price.

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Chantal L'Espérance

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« Mme Goneau (Sylvie Goneau, cofondatrice du RÉMI et conseillère municipale à la Ville de Gatineau) était agréablement surprise », ajoute-t-elle.

Parmi cette trentaine de personnes, il y avait neuf conseillers indépendants de Sherbrooke. Seule Hélène Dauphinais était absente, retenue tard au travail.

« Mes heures libres sont limitées alors je les utilise à bon escient, a précisé Mme Dauphinais lorsque questionnée par La Tribune. Je n'ai pas tant d'empressement non plus pour le RÉMI parce que ce n'est pas évident de connaître avec précision où ils veulent aller avec ce regroupement. »

Jean-François Rouleau, pour sa part, est allé chercher les réponses à ses questions vendredi soir. Il n'a pas l'intention pour le moment de se joindre au RÉMI, a-t-il conclu, même s'il « félicite les gens qui se regroupent pour défendre les droits et intérêts des élus ».

« Pour moi, ça démontre clairement que depuis l'arrivée de Bernard Sévigny et de son parti, il y a un profond malaise dans la démocratie sherbrookoise. Pour que des indépendants comme ceux qui sont membres du comité exécutif soient prêts à travailler à l'intérieur d'un RÉMI, c'est parce qu'on se sent lésé. (...) Pour ma part, je n'ai jamais perdu mon droit de parole à la Ville de Sherbrooke et je vais continuer à parler haut et fort des dossiers qui nous concernent. »

Son collègue Pierre Tardif se montre plus intéressé par la démarche. « Ce n'est pas un regroupement politique, a-t-il retenu. Maintenant il y a un cheminement qui va se faire. À mon avis, on ne peut pas être contre ça. »

Réduire les iniquités

Rappelons que le RÉMI pour la démocratie, un OBNL provincial lancé le 22 janvier à Gatineau, en présence de cinq conseillers indépendants de Sherbrooke, s'est donné pour mission de réduire les iniquités entre les élus indépendants et ceux qui sont membres d'un parti politique.

Il entend faire des représentations auprès du gouvernement provincial dans le débat sur le projet de loi 83, Loi modifiant diverses dispositions législatives en matière municipale concernant notamment le financement politique. Et il espère que le gouvernement bougera dès cet automne pour accorder un statut égal aux élus de toutes allégeances, à temps pour les élections municipales de 2017, a-t-il précisé par communiqué à la suite de la rencontre de vendredi.

Selon Mme L'Espérance, des questions très pertinentes ont été adressées à Mme Goneau à Sherbrooke et pourraient alimenter les représentations auprès du gouvernement.

Le RÉMI prévoit mettre son site web en ligne la semaine prochaine et proposer différentes formules de membership aux élus indépendants, aux entreprises et aux citoyens ou membres d'un parti (sans droit de vote), précise Mme L'Espérance.

L'assemblée générale de fondation devrait suivre quelque part en avril.

« Il faut retenir que le RÉMI pour la démocratie n'est pas là pour alimenter un débat local, mais présente une avenue créative, innovatrice et rassembleuse pour unir les élus indépendants de toutes les régions du Québec », peut-on lire en conclusion du communiqué.

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