Budget fédéral: Marie-Claude Bibeau consulte la région

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Sans faire de promesse, la députée de Compton-Stanstead Marie-Claude Bibeau a assuré que toutes les demandes avaient été entendues au cours de la consultation prébudgétaire tenue en fin de semaine dans l'enceinte du hall McGreer de l'Université Bishop's.

SPECTRE MÉDIA, MARIE-LOU BÉLAND

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(SHERBROOKE) Le développement de l'aéroport de Sherbrooke et la stimulation de l'entrepreneuriat ont fait consensus lors de la consultation prébudgétaire tenue par Marie-Claude Bibeau samedi.

« Toutes les MRC ont parlé de l'aéroport de Sherbrooke pour souligner à quel point c'était important pour la grande région », a mentionné la ministre du Développement international et de la Francophonie.

« On a également reçu beaucoup de demandes pour l'entrepreneuriat, l'innovation et des projets pour stimuler l'économie dans toutes les municipalités et tous les secteurs d'activité. On a plusieurs MRC, celle de Coaticook, du Haut-Saint-François, Memphrémagog, Sherbrooke et un petit bout du Val-Saint-François et on veut toutes y créer de nouvelles entreprises. Même dans le secteur culturel et communautaire, on nous demande de les aider à aider les gens sur le terrain pour répondre aux besoins de la communauté », signale Mme Bibeau.

Dernier à s'exprimer, le préfet de la MRC de Memphrémagog et maire de North Hatley, Jacques Demers, s'est d'ailleurs dit déçu de ne pas voir plus d'acteurs économiques de sa MRC et a plaidé pour que ces derniers s'unissent tout en souhaitant que le dossier de l'aéroport se finalise rapidement.

« Il y en a plusieurs qui se demandent où ils sont situés par rapport à ce dossier-là (l'aéroport). Si je suis au coeur de Magog, le GPS va me dire qu'on est à 20 minutes de l'aéroport de Sherbrooke et de celui de Bromont, mais pour l'Estrie, si on veut s'unir et travailler, c'est à Sherbrooke qu'il est bien situé et il faut l'exploiter le plus rapidement possible. »

Démarche pancanadienne

Au total, une cinquantaine de personnes ont participé à la consultation de la députée de Compton-Stanstead tenue dans l'enceinte du hall McGreer de l'Université Bishop's et 18 mémoires ont été déposés. La connectivité et l'accès à l'internet haute vitesse ont également fait partie des préoccupations exprimées à la ministre.

L'exercice s'inscrit dans une démarche pancanadienne à l'initiative du ministre des Finances Bill Morneau, en prévision du budget fédéral qui sera déposé à la mi-mars.

« On a eu vraiment une belle participation et ça représentait tous les secteurs d'activités, s'est réjouie Marie-Claude Bibeau. Autant le développement économique, les municipalités, le secteur de l'enseignement, les arts, la culture, le développement international et j'en passe. Il y avait une très belle représentativité et j'ai vraiment hâte de faire le suivi avec mes collègues des différents ministères et non seulement le ministre des Finances. »

Quatre points pour Sherbrooke

Pour Sherbrooke, le conseiller municipal et président du comité exécutif de la Ville, Serge Paquin, a déposé un mémoire comportant quatre points principaux. En substance, on souhaite que le gouvernement fédéral paie 50 % des travaux d'infrastructure, qu'il reconnaisse les travaux exécutés par les employés en régie comme étant une dépense admissible, que des sommes soient réservées pour les villes de taille moyenne comme Sherbrooke pour éviter que les grandes villes du pays ne récupèrent l'essentiel des enveloppes, et qu'une partie de celles-ci comporte un montant discrétionnaire permettant aux municipalités de l'utiliser où ils jugent bon de le faire.

« Nos demandes portaient essentiellement sur l'infrastructure, étant donné que le gouvernement a annoncé qu'il allait augmenter de façon très substantielle ces montants-là, explique M.Paquin. Ce qu'on veut, c'est qu'il y ait des conditions gagnantes pour que Sherbrooke ait sa juste part. »

« Par exemple, les villes entretiennent 58 % de toutes les infrastructures alors qu'elles recueillent seulement 8 % des taxations de tout ordre, qu'il s'agisse d'impôt sur le revenu, des taxes à la consommation et des impôts fonciers. [...] Quand on fait des travaux d'infrastructures, il y a des gens qui travaillent, qui paient des impôts sur les salaires qu'ils touchent, des matériaux qui sont achetés, qui entraînent des taxes qui vont aux gouvernements fédéral et provincial, mais pour les villes, il n'y a aucune retombée directe. »

Sans faire de promesse à personne, Marie-Claude Bibeau a assuré que toutes les demandes avaient été entendues.

« On achemine systématiquement tous les dossiers au ministre des Finances, mais je vais moi-même faire suivre certains mémoires à certains ministres directement concernés et localement, nous allons faire le suivi pour savoir où l'on en est », s'est engagée la ministre.

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