« Est-ce que ça a sauvé une vie? »

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Le Drummondvillois François Picard est à l'origine d'un mouvement contre la création d'un registre québécois des armes à feu.

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Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) Déterminé à ce que Québec abandonne l'idée de créer un registre des armes à feu, le Drummondvillois François Picard a créé une page Facebook qui compte plus de 16 000 adeptes et il multipliera les manifestations et les rencontres avec les élus.

Il ne s'en est pas trouvé beaucoup de plus soulagés que le passionné d'armes à feu lorsque le gouvernement fédéral a choisi de saborder son registre, en 2012, après près de 20 ans. Il considère qu'une telle base de données est inutile, déraisonnable et particulièrement coûteuse.

« Ottawa a annoncé que la mise en plus du registre coûterait environ 2 millions $ aux contribuables. Il en a finalement coûté plus de 2 milliards $. C'est comme si je me rendais au Tim Horton pour un café et que je ressortais de là avec une facture de 2000 $ », dit celui qui est instructeur au cours canadien de sécurité dans le maniement des armes à feu.

Selon M. Picard, il faut arrêter de croire que des permis de possession d'arme sont remis systématiquement à tous ceux qui en font la demande. La procédure est effectivement très stricte. Le futur détenteur doit répondre à un questionnaire complet et suivre une procédure contraignante.

« Il ne doit pas être verbalement violent et ne doit pas montrer de signe d'agressivité. S'il ne fait que pointer son arme vers un moniteur, il n'obtiendra pas son permis », explique-t-il.

La Montréalisation du Québec

Selon des sondages réalisés au cours des dernières années concernant l'appui à un registre éventuel registre québécois des armes à feu, il appert que 44 % des Québécois sont contre un tel outil. À l'extérieur de l'île de Montréal, cette proportion grimpe à 66 %.

« C'est un projet créé pour l'électorat montréalais. La réalité n'est pas la même en région où la chasse est beaucoup plus populaire. De toute façon, est-ce que ça a sauvé ne serait-ce qu'une vie ce registre? », s'interroge-t-il.

François Picard estime que le nombre de mortalités par arme à feu est gonflé par le nombre de personnes qui l'utilisent pour se donner la mort. En effet, 80 % des mortalités par arme à feu seraient des suicides. Il suggère donc qu'on investisse plutôt les argents consacrés au registre en santé mentale.

« Il y a des gens qui ne devraient pas être laissés à eux-mêmes, mais qui se retrouvent seuls, faute de financement. On gagnerait davantage à les aider, à leur donner une vie meilleure », conclut-il.

Le groupe d'opposants au registre des armes à feu manifestera devant les bureaux du chef de l'opposition Pierre Karl Péladeau le 20 février, puis devant ceux de Laurent Lessard, le 21. Le groupe organisera finalement un important rassemblement le 23 avril à Drummondville.

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