Cégep : la facture des étudiants grimpera

Des étudiants ont perturbé la tenue du conseil... (Spectre Média, René Marquis)

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Des étudiants ont perturbé la tenue du conseil d'administration du Cégep de Sherbrooke, mercredi soir, appelé à se prononcer sur la hausse de 30$ des droits relatifs à divers services.

Spectre Média, René Marquis

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(SHERBROOKE) Le Cégep de Sherbrooke va finalement de l'avant avec la hausse de la facture des étudiants, a confirmé l'institution jeudi.

En assemblée générale mercredi, avant la tenue du conseil où la décision devait être prise, les étudiants ont décidé d'adopter des « moyens de perturbation locaux ».

Des étudiants se sont donc fait entendre alors que les membres du conseil se réunissaient. La rencontre a été ajournée. La décision a finalement été annoncée jeudi.

En dépit du mécontentement, la hausse a été approuvée à la majorité par les membres du conseil. Le Cégep souhaite ainsi récupérer une somme d'environ 350 000 $. Les étudiants ont évoqué d'autres moyens d'action, comme le boycott du paiement des frais.

La facture des étudiants grimpera donc de 30 $ à compter de la prochaine session scolaire. Les droits relatifs à divers services passeront de 57 $ à 87 $; ils servent notamment à payer les coûts liés à la vie culturelle et sportive des étudiants.

Cette décision survient alors que l'institution vient d'avoir la confirmation qu'elle devra soumettre un plan de redressement au ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur (MEES) afin de résorber son déficit cumulé de 1 M$. Le plan, qui s'échelonnera sur cinq ans et qui démarrera en 2016-2017, doit être remis avant le 31 mars.

Le Cégep demandera-t-il un report de la date du dépôt compte tenu des délais serrés? À cette question, la directrice du service des communications et des affaires corporatives, Marie-Claude Dupoy, a indiqué que la direction ne pensait pas demander un report pour le moment, puisque le travail est amorcé depuis un an. « Au besoin, on demandera un délai », a-t-elle fait valoir. Comme la loi ne permet pas aux cégeps de se retrouver en déficit, la direction s'attendait à devoir produire un tel plan.

Le président du Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Sherbrooke (SPECS-CSN), Steve McKay, a dénoncé l'impact des coupes sur l'institution.

« On ne compte plus les conséquences néfastes des compressions sauvages imposées par le gouvernement du Québec. À l'élimination de projets pédagogiques, de ressources pour les étudiants et les enseignants et à l'abolition d'emplois s'ajoutent maintenant la hausse des frais d'inscription et les problèmes de salubrité causés par la diminution de l'entretien ménagé. La situation du cégep est à l'image de celle qu'on observe dans les centres de la petite enfance, les écoles primaires et secondaires, les universités, et plus largement dans l'ensemble du secteur public. Et c'est sans parler de la précarité extrême des organismes communautaires », déplore M. McKay.

« Étranglé par des compressions de plus de 4 millions $ au cours des dernières années qui sont responsables d'un déficit d'environ 1 million $, le cégep est traité en mauvais élève. Au SPECS-CSN, nous croyons qu'un plan de redressement est plus que nécessaire, mais ce sont les politiques austères du gouvernement Couillard qui doivent être remises en question! »

Près d'une quarantaine de postes ont été supprimés depuis cinq ans.

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