Un réseau dans le rouge

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(Sherbrooke) Si la coupure supplémentaire de 120 M$ devait se matérialiser, c'est à l'encre rouge que les CPE devront se résigner à préparer leur prochain budget, soutiennent ces derniers.

Les différentes directrices générales rencontrées par La Tribune dimanche étaient unanimes : elles ne voient pas comment elles pourront continuer d'éviter le déficit tout en garantissant un minimum de services aux enfants.

« Les menaces ne font pas que planer, signale la directrice générale du CPE Pop Soleil, à Richmond, Lorraine Watson. Avec la coupe de 74 M$ de l'année en cours, on est déjà sur le bord du déficit dans la majorité des CPE. Avec 120 M$ coupés en plus, on s'en va tous par là. »

« On a essuyé des pertes de subventions de 62 000 $ juste pour cette année, ce qui implique qu'on a dû se départir de notre conseillère pédagogique, qui travaille seulement 12 heures par semaine maintenant. On a dû aussi faire des réaménagements d'horaire à la baisse pour plusieurs et diminuer nos heures de cuisine, mais là je ne sais pas comment on va pouvoir y arriver, parce qu'on est à la limite du déficit déjà et qu'on va enlever un autre 85 000 $ dans chacun des deux CPE que je dirige. C'est très inquiétant », relate Roselyne McLaughlin, directrice générale des CPE sherbrookois Imagémo et Arc-En-Ciel.

Même son de cloche chez l'Enfant-Do, à Magog, où on signale qu'à l'inverse des subventions, les exigences du gouvernement, elles, ne font qu'augmenter.

« Depuis 2006, on s'est réajusté à la baisse chaque année pour répondre aux coupures du gouvernement. Là, c'est plus de 85 000 $ qu'on devra trouver pour la prochaine année financière, ce qui n'a plus de bon sens. Ce sont des postes d'éducatrice ou des heures en moins pour la majorité d'entre elles et en cuisine, sans compter les impacts sur le menu même si doit continuer de respecter le Guide alimentaire canadien», déplore la directrice générale Diane Jacques.

« C'est assez clair que le ministère veut privatiser le réseau, poursuit-elle. Honnêtement, comment voulez-vous qu'on y arrive? Le ministère est de plus en plus exigeant au niveau informatique; on doit renouveler notre parc informatique et s'équiper de logiciels pour être à la fine pointe de la technologie et être capables de les suivre dans leurs demandes, mais sans subventions pour le faire. C'est assuré qu'on est en déficit et je ne serai pas toute seule à l'être. Ceux qui avaient de légers surplus vont les perdre et ce sont des surplus normalement qu'on doit se réserver pour refaire nos toitures ou acheter de l'équipement, comme mon lave-vaisselle qui m'a lâché dernièrement. À 26 lavages par jour, ce n'est pas un petit lave-vaisselle de maison dont j'ai besoin, je dois m'acheter un appareil commercial. C'est l'usage normal et nos besoins ne changeront pas.»

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