La facture des étudiants du Cégep grimpera encore

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À moins d'un revirement, la facture des étudiants du Cégep de Sherbrooke augmentera de nouveau.

Spectre Média, Frédéric Côté

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(SHERBROOKE) À moins d'un revirement, la facture des étudiants du Cégep de Sherbrooke augmentera de nouveau. En raison de sa situation financière difficile, l'institution se dirige vers une seconde hausse des droits relatifs à divers services. Ces droits avaient été augmentés de 15 $ par session à compter de la présente année scolaire (2015-2016). Ils pourraient être augmentés de 30 $ à compter de la prochaine session si le conseil d'administration donne son accord mercredi.

Le Cégep de Sherbrooke a pris la décision de hausser ces frais en février 2015. Il n'avait pas écarté une autre augmentation, mais la direction a toujours fait valoir qu'elle ferait tout pour éviter ce scénario.

La direction du Cégep de Sherbrooke a déposé un budget déficitaire d'environ 900 000 $ en septembre dernier, pour l'année financière 2015-2016. L'institution a subi depuis 2011 sept coupes successives, totalisant environ 4 M$.

En augmentant la facture des étudiants, le Cégep pourrait récupérer environ 350 000 $. Les droits relatifs à divers services touchent tant la vie sportive et culturelle des étudiants que l'aide psychosociale.

Aux yeux de Martin Lambert, directeur des services aux étudiants, il s'agit du « moins pire » des scénarios. Si la hausse est entérinée, le coût des droits relatifs à divers services passerait de 57 $ à 87 $.

D'autres scénarios ont été étudiés, couper davantage dans certains services ou miser sur le principe de l'utilisateur-payeur, mais ces options ont rapidement été écartées.

« On veut toucher le moins possible aux services aux étudiants (...) La formule utilisateur-payeur, ça précarise davantage les étudiants dans des situations déjà difficiles », observe M. Lambert.

« La hausse de 30 $ c'est beaucoup pour les gens qui ont un budget serré (...) On comprend la direction, mais en même temps, on espère un revirement de situation utopique où le conseil d'administration dirait qu'il ne veut plus faire de coupes », commente Amira Bensahli, responsable à la coordination à l'Association étudiante du Cégep de Sherbrooke (AÉCS). Elle dit toutefois comprendre que la direction ne veuille pas toucher aux services aux étudiants.

Les étudiants doivent se réunir en assemblée générale au cours de la journée et la hausse sera abordée.

Une hausse de 100 $ sur deux ans figure à l'ordre du jour, de même que des « moyens d'action pour bloquer la hausse ». « On entend en discuter », souligne Amira Bensahli, en ajoutant que les moyens d'action ne s'orientent pas vers une grève.

M. Lambert assure cependant que la seule augmentation envisagée pour le moment est celle de 30 $ pour la prochaine session. Une hausse de 100 $ sur deux ans est en quelque sorte le pire des scénarios qui a été évoqué si les coupes se poursuivaient. « On est loin d'être rendu là », note M. Lambert en ajoutant que cela avait été évoqué par souci de transparence.

Alors que le réseau universitaire s'attend maintenant à d'autres coupes pour la prochaine année financière (2016-2017), le Cégep de Sherbrooke ne sait pas encore ce qui l'attend.

Depuis environ cinq ans, environ 37 postes ont été supprimés au sein de l'institution, dont 28 au cours des deux dernières années.

L'Université de Sherbrooke a aussi augmenté la contribution financière de ses étudiants par l'entremise des frais institutionnels non obligatoires (FINO). Les étudiants ont cependant la possibilité de payer ou non ces frais.

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