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Fugues des Centres jeunesse: une réalité bien différente à Sherbrooke

La réalité des intervenants et des pensionnaires du Programme jeunesse du... (Archives La Tribune)

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(SHERBROOKE) La réalité des intervenants et des pensionnaires du Programme jeunesse du CIUSSS de l'Estrie - CHUS est heureusement différente de celles des Centres jeunesse de la région de Montréal.

Les problèmes de proxénétisme et de prostitution, dont il est de plus en plus question dans le secteur de la métropole, ne font pas partie du quotidien ici à Sherbrooke.

«Nous n'avons pas de problème de gangs de rue organisés. Quand les jeunes filles fuguent, elles vont souvent dans leur famille ou chez des proches», explique Marie-France Thibault, conseillère en communication du CIUSSS de l'Estrie - CHUS.

«Nous ne vivons pas le même phénomène. Il se peut que lors de fugues certaines se rendent à Montréal, mais c'est très rare.»

Jeudi, la ministre Lucie Charlebois a soutenu qu'un «réseau» de prostitution avait infiltré le Centre jeunesse de Laval. Cela s'ajoutait aux nombreuses fugues d'adolescentes dont les parents s'adressent aux médias pour les retrouver. On redoute souvent que les jeunes filles soient tombées dans les griffes d'exploiteurs de réseaux de prostitution juvénile.

«Ça peut paraître beaucoup, mais nous comptabilisons tout.»


L'an dernier, on a répertorié 176 fugues de la part des pensionnaires du pavillon Val-du-lac. Elles sont l'oeuvre de 48 jeunes (29 garçons et 19 filles), note Mme Thibault. Dans 70 pour cent des fugues, les jeunes sont de retour avant 48 heures.

«Ça peut paraître beaucoup, mais nous comptabilisons tout. Même ceux qui devaient être de retour le dimanche soir à 18h30 et qui se présentent à 19h. Une heure après l'heure prévue de retour, on appelle la police», dit-elle.

«Maintenant, avec les réseaux sociaux, il est plus facile de retrouver les jeunes fugueurs. Une fois revenus, il y a un retour sur les raisons de la fugue. Il faut savoir pourquoi ils ont fugué.»

Les intervenants sont proactifs afin d'informer les jeunes sur les dangers qui les guettent une fois avoir quitté l'institution, «Le but est de les outiller. Ce sont souvent des jeunes très vulnérables», ajoute-t-elle.

«Ils participent à des ateliers sur la drogue, le jeu et la prostitution. Il faut les sensibiliser pour ne pas qu'ils tombent dans les panneaux de ceux qui leur veulent du mal. Nous avons 99 places à Val-du-lac et elles sont pas mal toutes prises.»

Comme dans les autres centres jeunesse, les portes de Val-du-lac ne sont pas verrouillées. Les jeunes sont libres de sortir à l'extérieur, convient Mme Thibault. Les jeunes contrevenants qui ont reçu une peine de détention n'ont pas la même liberté.

«Les fugues peuvent arriver alors que les jeunes sont chez leurs parents les fins de semaine», souligne-t-elle.

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