Trop chère et trop restrictive, croit Tardif

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Le président du comité de la culture, Pierre Tardif, persiste et signe : le projet de construction d'une salle de diffusion pour enfants est trop restrictif et les coûts sont trop élevés.

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<p>Chloé Cotnoir</p>
Chloé Cotnoir
La Tribune

(SHERBROOKE) Le président du comité de la culture, Pierre Tardif, persiste et signe : le projet de construction d'une salle de diffusion pour enfants est trop restrictif et les coûts sont trop élevés.

Le conseiller municipal en a surpris plus d'un en inscrivant sa dissidence lundi soir lors du vote sur le dossier de la salle de spectacle projeté à proximité du centre Jean-Besré.

« La semaine dernière, j'ai posé plusieurs questions à des personnes responsables du dossier à la Ville et leurs réponses ne m'ont pas satisfait », explique-t-il, en admettant n'avoir posé aucune question à l'organisme Côté Scène, responsable du projet.

« La salle est trop inclusive. On m'a dit qu'elle pourrait servir exclusivement au théâtre et à la danse. Qu'on ne pourrait pas l'utiliser la fin de semaine pour d'autres projets, par exemple. Elle ne serait donc pas utilisée à 100 % », croit le conseiller du district du Carrefour.

Les coûts liés au projet sont également trop élevés, affirme M. Tardif.

« J'ai décidé que je ne peux pas engager 4 M$ pour une salle avec une vocation trop spécifique. J'y crois à la culture, mais elle est beaucoup plus globale que ça », affirme-t-il.

« En plus, les chiffres projetés datent de 2010. Comment pouvons-nous nous y fier alors que nous sommes en 2016? » questionne M. Tardif.

Le conseiller croit également qu'il existe un flou sur la question des coûts de fonctionnement.

« En 2011, ils étaient évalués à 170 000 $ par année. On me dit que ça devrait venir du Conseil des arts et lettres du Québec (CALQ), mais que ce n'est pas sûr. Je considère que le projet n'est pas attaché », poursuit M. Tardif.

En ce qui concerne son silence durant le comité plénier, décrié par des acteurs du milieu, M. Tardif dit simplement qu'il n'a pas eu son tour de parole.

Aucune inquiétude, dit Normand Chouinard

Le président du CA de Côté Scène, Normand Chouinard, estime que les craintes de M. Tardif ne sont pas fondées.

À propos de la vocation de la salle, il assure qu'elle ne servira pas uniquement à la clientèle jeunesse.

« Nous voulons accueillir d'autres productions régionales, nationales ou internationales qui loueront la salle. Elle ne servira pas uniquement à la diffusion d'oeuvres jeunesse », assure-t-il.

Les coûts de fonctionnement seraient assumés en partie par Côté Scène, mais également par le CALQ grâce à une augmentation progressive de leur aide.

« Nous sommes habitués de rendre des comptes. On le fait continuellement dans le milieu culturel. Nous voulons également rationaliser nos dépenses », affirme M. Chouinard.

« Je crois que nous allons avoir besoin d'une bonne discussion avec M. Tardif, sans acrimonie, afin de travailler en harmonie à l'atteinte d'un objectif commun », conclut le comédien

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