Salle de diffusion: surprise et déception du milieu culturel

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Le milieu culturel sherbrookois en théâtre et en danse se montre à la fois surpris et déçu que le conseiller Pierre Tardif, qui préside le comité de la culture à la Ville de Sherbrooke, s'oppose au projet de construction d'une salle de spectacle intermédiaire.

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<p>Chloé Cotnoir</p>
Chloé Cotnoir
La Tribune

(SHERBROOKE) Le milieu culturel sherbrookois en théâtre et en danse se dit grandement déçu du manque d'appui de Pierre Tardif dans le dossier de la salle de diffusion.

Ce dernier étant président du comité de la culture à la Ville de Sherbrooke, son opposition au projet de construction d'une salle de spectacle intermédiaire en a surpris plus d'un.

« Nous sommes tous restés très surpris », admet d'emblée Lilie Bergeron, directrice générale du Théâtre du Double signe et membre du comité artistique de Côté Scène, présente à la séance du conseil de lundi.

« Tout le monde a droit à son opinion, mais je me demande comment, à titre de porte-parole du milieu culturel sherbrookois, il a pu voté contre ce projet sans nous rencontrer pour nous faire part de ses craintes. M. Tardif n'a jamais sollicité de rencontre avec les porteurs de ce projet afin de clarifier certains points ou nous partager ses inquiétudes », déplore Mme Bergeron qui était accompagnée de plusieurs personnes du milieu culturel à la séance du conseil, dont le comédien Normand Chouinard.

« Je n'ai pas l'intention de faire le procès de qui que ce soit, mais il aurait dû nous rencontrer avant et ça aurait peut-être changé sa décision », avance l'Estrien d'adoption, impliqué dans le projet.

Rappelons que la Ville a adopté une résolution lundi demandant au ministère de la Culture et des Communications (MCC) de reconduire, pour une période de deux ans, l'entente de principe visant l'implantation d'un lieu de diffusion spécialisé en théâtre et en danse pour le jeune public au centre-ville, à proximité du Centre des arts de la scène Jean-Besré.

La Ville de Sherbrooke, promotrice du projet, réaffirmait ainsi son intention de payer 40 % des coûts de construction de l'édifice au coût estimé d'environ 8 M$. Elle assumera ensuite les dépenses annuelles d'éclairage, de chauffage et de climatisation du bâtiment (montant estimé à 38 000 $ en 2010).

«Ils ont droit de ne pas être d'accord avec ce projet.»


Les compagnies artistiques assumeront 10 pour cent des coûts de construction du lieu et les responsabilités et les dépenses de la gestion artistique et administrative de celui-ci.

Au moment du vote, quatre conseillers ont inscrit leur dissidence, soit David Price, Hélène Dauphinais, Jean-François Rouleau et Pierre Tardif.

« Ils ont droit de ne pas être d'accord avec ce projet. Leur décision est fidèle à leur ligne de pensée et je respecte tout à fait cela. M. Rouleau a d'ailleurs fait part, en toute franchise, de son refus lors du comité plénier. Mais M. Tardif n'a absolument rien dit en comité plénier. Il aurait pu poser des questions, mais il s'est tut pour ensuite inscrire sa dissidence lors de la séance du conseil. Je peux vous dire que plusieurs personnes étaient indignées en sortant du conseil et ma boite de courriel ne dérougit pas depuis hier [lundi] », souligne Mme Bergeron. 

La déception envers M. Tardif était toute aussi grande pour Priscille Gendron, directrice générale du Petit Théâtre de Sherbrooke et membre du CA de Côté Scène.

« S'il n'a pas dit un seul mot lors du comité plénier, c'est parce qu'il avait déjà une idée toute faite », regrette Mme Gendron.

« Lorsque l'on représente un milieu, on doit aller vers les gens qui le produise, qui le dynamise. Dans ce cas-ci, ça n'a pas été fait. »

Démission?

Le milieu artistique exige-t-il la démission de Pierre Tardif ?

« Minimalement, nous allons avoir besoin d'une rencontre. Comment peut-il parler en nos noms devant les élus alors qu'il s'oppose à un projet sans en discuter avec ses instigateurs? C'est inquiétant », répond Mme Bergeron.

« Je ne peux répondre à cette question », commente quant à elle Mme Gendron.

Plusieurs élus ont également paru très surpris de la décision de M. Tardif.

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