Un pneumologue du CHUS radié pour quatre mois

Le conseil de discipline du Collège des médecins du Québec vient de radier pour... (Archives La Tribune, René Marquis)

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(SHERBROOKE) Le conseil de discipline du Collège des médecins du Québec vient de radier pour quatre mois le pneumologue du CHUS Dr Robert Boileau.

Le pneumologue a a été condamné à un manquement disciplinaire de ne pas avoir assuré un suivi adéquat de l'état d'un patient de Magog en 2009.

Le Dr Robert Boileau, avait laissé un rapport de radiologie montrant une lésion suspecte de néoplasie maligne dans le dossier d'un patient au lieu de le référer immédiatement pour une investigation par tomodensitométrie (scanner). Ainsi, le patient ou son médecin traitant n'étant pas informé de cet examen complémentaire, la prise en charge de sa condition médicale «grave et sérieuse» avait été retardée.

En août 2011, le patient a appris qu'il était atteint d'un cancer multi métastatique et qu'il avait moins d'un an à vivre. Il est mort quatre mois plus tard, en décembre 2011, à l'âge de 64 ans.

Le conseil de discipline présidé par Me François Samson est d'avis qu'il existe toujours un risque de récidive.

«Le Conseil est d'avis qu'il existe toujours et ce même dans le contexte où l'intimé ne travaillerait plus dans un milieu hospitalier, le jugement professionnel est toujours de mise et la façon de se comporter de celui-ci n'a rien de rassurant. Il est vrai par ailleurs que l'intimé est un médecin d'expérience aux qualités indéniables comptant plus de 35 ans de carrière sans faille et qu'il semble bien apprécié de ses confrères et collègues. Il semble également avoir pris plusieurs moyens pour rendre le système plus sécuritaire, ce qui est tout à son honneur. Le Conseil ne peut certes pas tenir rigueur à l'intimé d'avoir plaidé non coupable, mais il peut assurément tenir compte de son comportement négateur subséquent», explique Me Samson.

Le conseil de discipline du Collède des médecins n'a pas tenu compte de la sanction que s'est imposé lui-même le Dr Boileau en prenant sa retraite du milieu hospitalier.

«L'intimé a par ailleurs décidé de se sanctionner lui même étant convaincu que c'était la meilleure chose à faire et ce en prenant sa retraite et en délaissant ses patients pour débuter une nouvelle carrière au sein de la CSST alors qu'il ne fera des expertises sur dossier. Cette façon de procéder est inadmissible et seul le Conseil peut décider ce qui sera bénéfique pour assurer la protection du public en l'espèce. La façon d'agir de l'intimé laisse entrevoir que ce dernier est le seul à détenir la vérité et que malheureusement, personne pas même son Conseil de discipline ne peut lui faire prendre conscience et admettre sa responsabilité. Cette façon de faire n'est pas la bonne pour faire preuve de repentir et ne peut sûrement pas servir de facteur atténuant en l'espèce», indique dans sa décision celui qui a présidé l'audition sur sanction.

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