Autre chaîne humaine pour les CPE

Une chaîne humaine regroupant les enfants, les parents... (La Tribune, René-Charles Quirion)

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Une chaîne humaine regroupant les enfants, les parents et les gestionnaires a été formée devant la garderie Le Bilboquet lundi pour protester contre les compressions budgétaires imposées aux CPE.

La Tribune, René-Charles Quirion

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(SHERBROOKE) La mobilisation a pris de l'ampleur devant le CPE coop Le Bilboquet où plus de 70 enfants, parents, éducateurs et gestionnaires ont formé une chaîne humaine.

« Le nombre de personnes présentes à la chaîne humaine a doublé. Le personnel enseignant du Cégep et de l'université étaient invités à se joindre à nous parce que l'éducation du CPE à l'université doit être un choix de société », explique le coordonnateur général du CPE le Bilboquet, Bernard Beaupré.

Isabelle Cantin et sa fille Ève, 3 ans, appuyaient le mouvement sur la rue Mont-Plaisant.

« Je suis ici pour préserver la qualité des services garde. J'ai aussi une fille de dix ans et je constate qu'il y a moins de sorties éducatives notamment. Cependant, le Bilboquet ne fait pas trop subir les conséquences des coupures des dernières années aux enfants. S'il faut se rendre jusqu'à des interruptions de service pour faire reculer le gouvernement, je serais d'accord avec cela », explique Mme Cantin.

Dans son plan d'action de mobilisation, le Regroupement des CPE des Cantons-de-l'Est (RCPECE) a demandé aux conseils d'administration des CPE d'adopter une motion d'interruption de service au cours des prochaines semaines.

« Ici, nous sommes une coopérative de solidarité. S'il faut en arriver à une interruption de services, nous le ferons en harmonie avec les parents. C'est certain que nous sommes sensibles à ce mouvement national », soutient Bernard Beaupré.

Selon le RCPECE, les centres de la petite enfance (CPE) et les bureaux coordonnateurs (BC) ont subi, au nom de la rigueur budgétaire, des compressions de plus de 400 M$. Il estime que ces compressions supplémentaires de 120 millions $ entraineront inévitablement une diminution des services directs aux enfants et de la qualité des services offerts. Le regroupement estime que la ministre de la Famille refuse de reconnaitre la qualité et la mission éducative des services.

Le CPE le P'tit Gagu de Sherbrooke s'est aussi joint lundi au mouvement de protestation en dévoilant une bannière de l'Association québécoise des CPE et en lançant un concours invitant les parents à signer la pétition contre les coupes additionnelles du gouvernement Couillard.

En 2014-2015, ce CPE a subi des coupes de 30 000 $ dans un contexte de construction d'une nouvelle installation. Dès le 1er avril 2016, des coupes additionnelles de 78 000 $ pourraient toucher cet établissement.

« Malgré toute notre bonne volonté de gérer le CPE avec rigueur, cette cible risque d'être impossible à atteindre sans toucher à la qualité des services offerts aux enfants. Le CPE invite les parents et la population à prendre part aux actions de défense des CPE », mentionne le CPE le P'tit Gadu par communiqué.

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