Drummondville deviendra-t-elle «la capitale des déchets?»

Le Groupe des opposants au dépotoir de Drummondville (GODD) persiste et signe.... (Archives La Presse)

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(Drummondville) Le Groupe des opposants au dépotoir de Drummondville (GODD) persiste et signe. Cette fois, il s'en prend au rapport sur l'élimination des déchets ultimes publiés la semaine dernière. Il considère qu'il ne va pas assez loin dans la protection de l'environnement de la région et le considère même dangereux.

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Jean-Guy Forcier

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« Après avoir été la poubelle de la province, notre Ville deviendra-t-elle la capitale des déchets?  Le rapport privilégie une gestion intégrée, des changements, des actions, des installations qui, elles, laissent penser qu'on devra importer des déchets. Beaucoup de déchets. Est-ce vraiment ce que la population a exprimé lors des séances de consultation tenues par la Ville? », lance promptement le porte-parole Jean-Guy Forcier.

L'ancien maire de Saint-Nicéphore n'y va pas de même morte à l'endroit de la Commission consultative, estimant qu'elle avait réalisé un travail bâclé. Il s'en prend notamment au scénario privilégié dans le rapport, celui de la construction d'une usine de triage qui aura besoin d'une quantité importante de déchets pour devenir rentable.

Il considère également le deuxième scénario, qui s'amène avec la technologie de gazéification d'Enerkem comme illusoire, considérant que la technologie n'est pas à point et qu'encore une fois, on aura besoin d'un grand volume de déchets pour faire fonctionner les installations.

« On sait que ça prendrait au minimum 180 000 tonnes métriques de déchets annuellement pour fonctionner. Pour alimenter la bête, il faudra continuer d'importer massivement. Il faut savoir qu'avec une usine de valorisation, il n'y a plus de droit de regard exercé par la MRC. Ce rapport est cousu de gros fils blancs », ajoute-t-il.

Le GODD apporte toutefois une solution bien régionale au problème. Il souhaite voir l'élaboration d'une autre possibilité, un troisième scénario, dans lequel les quelque 60 000 tonnes de matière produites dans Drummond annuellement seraient dirigées vers l'usine Gesterra de Saint-Rosaire, près de Victoriaville.

« L'usine est dans notre région et elle réussit bien », conclut-il.

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