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Accueil tiède pour le regroupement des élus municipaux indépendants

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Les conseillers indépendants Pierre Tardif, Hélène Dauphinais, Annie Godbout et Jean-François Rouleau.

La Tribune archives, René Marquis

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(Sherbrooke) Le RÉMI aura beaucoup de travail à faire s'il veut rallier l'appui de la totalité des élus indépendants de Sherbrooke.

Présenté vendredi, le Regroupement des élus municipaux indépendants pour la démocratie (RÉMI), un organisme à but non lucratif fondé par la conseillère gatinoise Sylvie Goneau qui souhaite agir comme lobby auprès du gouvernement provincial afin d'éliminer les iniquités entre les élus municipaux indépendants et ceux issus des partis politiques, comme le Renouveau sherbrookois, demeure un projet nébuleux aux yeux d'Hélène Dauphinais, de Pierre Tardif et de Jean-François Rouleau.

« Il nous manque encore beaucoup d'informations. Avec le peu d'informations qu'on a à ce moment-ci, ça ne me rejoint pas beaucoup. Ils font une conférence et on a de la misère à savoir ce qu'ils veulent. Pourtant, ce sont des élus avec beaucoup d'expérience qui s'y prenne comme ça », indique Hélène Dauphinais.

« Ça fait partie du débat politique et c'est correct, mais vite comme ça, c'est difficile de voir ce que ça peut amener à la Ville de Sherbrooke », mentionne Jean-François Rouleau.

Vendredi, Sylvie Goneau était accompagnée des élus sherbrookois Chantal L'Espérance, Nicole Bergeron, Rémi Demers, David Price et Julien Lachance pour faire la présentation du RÉMI.

En substance, le Regroupement documentera, au cours des prochains mois, la situation des élus indépendants au Québec. Mme Goneau n'a pas voulu s'avancer sur les conclusions qui pourraient émaner de ces études. Le RÉMI a cependant déjà indiqué qu'il préfère concentrer ses efforts sur les élus provinciaux et à l'Assemblée nationale plutôt que d'en débattre sur la place publique.

Deux classes d'indépendants?

Comme ils sont indépendants eux aussi, MM. Rouleau et Tardif ainsi que Mme Dauphinais ne s'expliquent pas qu'on les ait exclut d'une telle rencontre et trouvent paradoxal que des élus indépendants, qui devraient prêcher par transparence, aient oeuvré « en catimini » dans ce dossier. Une invitation a été envoyée seulement à 11 h 30 vendredi pour les inviter à une conférence de presse deux heures plus tard... à Gatineau, même si David Price a affirmé que son groupe planchait depuis plus de six mois sur le RÉMI.

« Dans ces circonstances, on peut considérer que ç'a été organisé en cachette. C'est malheureux », mentionne Jean-François Rouleau.

« On ne nous a pas considérés, ça c'est certain, déplore Pierre Tardif. Il faut comprendre qu'il y a différentes classes d'indépendants j'imagine... »

« Ils ne veulent pas discuter sur la place publique, ils veulent faire du lobbying auprès du ministre Moreau. Un indépendant, c'est tout le contraire de ça. C'est le contact direct avec le citoyen sans le filtre d'un parti, pas de passer par la porte en arrière », soutient Hélène Dauphinais.

Par ailleurs, le trio soulève avec une certaine ironie le fait que les élus sherbrookois qui se sont présentés à Gatineau sont des indépendants qui semblent pourtant se plaire dans l'administration actuelle.

« Jamais on ne les entend se prononcer contre quoi que ce soit. Tout à coup, ils décident de prendre six heures dans leur journée afin de se joindre à un groupe comme ça. Ils gardaient bien leur frustration », note Mme Dauphinais.

« C'est ce qui est le plus drôle, opine Pierre Tardif. C'est que la majorité des gens qui sont allez là, c'est des gens qui se sentent très à l'aise avec la façon dont ça fonctionne actuellement. »

« Sont-ils vraiment indépendants? va jusqu'à questionner Jean-François Rouleau. Deux membres sont sur le comité exécutif (Chantal L'Espérance et Rémi Demers), ce qui équivaut pratiquement à être sur le conseil des ministres, et ils ont régulièrement appuyé le tandem Vachon-Sévigny ainsi que la dernière hausse de taxes. En quoi vont-ils mieux nous défendre avec ce regroupement? »

Donner la chance au coureur

Les conseillers Annie Godbout et Marc Denault préféraient quant à eux laisser la chance à leurs homologues de mieux définir les objectifs du RÉMI et de les présenter.

« On a eu peu d'informations jusqu'à maintenant, convient Mme Godbout, mais je trouve ça important que les indépendants et les membres d'un parti se battent à armes égales dans l'arène politique.

« Il faut faire preuve d'ouverture, renchérit-elle. On n'a pas rien à gagner en ce moment, les indépendants, à se tirer dessus. Le maire va seulement s'en réjouir. S'il y en a qui croit que ça prend un parti pour battre un parti, il y a d'autres gens qui arrivent avec de nouvelles idées. »

« C'est vraiment embryonnaire, constate Marc Denault. Il y a des points qui semblent un peu incohérents, mais on va laisser une chance au coureur. L'effort fait est louable et je ne peux pas m'opposer à toute démarche qui vise à aider les candidats indépendants. »

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