Traitement des eaux à Drummondville: un projet de 70 M$

La Ville de Drummondville devra remplacer son usine... (Collaboration spéciale, Éric Beaupré)

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La Ville de Drummondville devra remplacer son usine de traitement de l'eau au cours des prochaines années.

Collaboration spéciale, Éric Beaupré

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Yanick Poisson
La Tribune

(Drummondville) Un projet n'attend pas l'autre à Drummondville, quelques semaines après avoir inauguré son campus universitaire, le conseil municipal se lance dans une aventure un peu moins attrayant : financer une nouvelle usine de traitement des eaux. Les travaux pourraient atteindre 70 millions $.

« Notre usine date de la première moitié de 20e siècle et elle ne correspond donc plus aux normes modernes de traitement de l'eau. La qualité de notre eau est correcte, il n'y a pas lieu de s'inquiéter présentement, mais elle pourrait être de meilleure qualité », explique le maire de Drummondville, Alexandre Cusson.

Au cours des prochains mois, le conseil drummondvillois frappera donc aux portes des gouvernements provinciaux et fédéraux afin de recueillir les sommes nécessaires pour la réalisation d'une première phase dont les travaux sont évalués à 50 millions $. Grâce au retour de la taxe d'accise sur l'essence et les différents programmes reliés à l'eau potable, on croit que la Ville s'en tirera à bon compte.

« C'est certain que nous aurons à adopter un règlement d'emprunt, mais nous pensons être en mesure de procéder à la construction de l'infrastructure sans que ça ait d'impact sur le compte de taxes de nos citoyens », envisage M. Cusson.

En plus de sa vétusté, le remplacement de l'usine située sur la rue Poirier est rendu nécessaire par les changements climatiques qui font varier de façon importante le débit de la rivière Saint-François, ainsi que par l'augmentation de la démographie sur le territoire de Drummondville, ce qui a pour effet d'augmenter la pression sur le réseau.

Les travaux permettront d'ajouter un système de traitement par rayonnement UV-OZONE à l'arsenal actuel, ce qui offrira une performance accrue et permettra la destruction de micro-organismes qui passent entre les mailles à l'heure actuelle.

Si tout se passe comme prévu, on devrait être en mesure de procéder à la première pelletée de terre quelque part en 2017. « Ce ne sera pas un chantier facile parce qu'on devra procéder aux travaux tout en maintenant l'ancienne usine en fonction », précise le maire.

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