Des jouets de Magog en Afrique

Julie Rouleau et sa mère, Isabelle Boisvert, ont... (La Tribune, Jean-François Gagnon)

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Julie Rouleau et sa mère, Isabelle Boisvert, ont envoyé en Afrique plusieurs dizaines de jouets offerts par des enfants de Magog au cours des dernières semaines.

La Tribune, Jean-François Gagnon

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(Magog) Plusieurs jeunes enfants de la région de Bamako, au Mali, ont eu le bonheur de recevoir des jouets envoyés par une jeune Magogoise au cours des derniers jours.

Adoptée par une famille de Magog vers l'âge de cinq ans, Julie Rouleau n'a jamais oublié son Afrique natale. Elle a voulu faire sa part pour améliorer l'existence de jeunes Africains, ce qui l'a conduite à organiser une collecte de jouets à l'école Saint-Pie X.

« Habituellement, les enfants africains ne reçoivent pas beaucoup de jouets, souligne Julie Rouleau, qui est aujourd'hui âgée de 11 ans. Ça me fait plaisir de savoir que certains en ont maintenant des nouveaux. »

La cueillette mise en branle à l'école Saint-Pie X a bien fonctionné. La mère de Julie, Isabelle Boisvert, a été obligée de dénicher 900 $ simplement pour assumer le transport des objets jusqu'à Bamako. Des frais ont aussi été imposés à la douane au Mali.

« Je ne pensais pas que ce serait si cher pour envoyer les objets reçus au Mali, reconnaît Isabelle Boisvert. Puisque le Mali n'est pas accessible par la mer et que le transport routier n'est pas ce qu'il est ici en Afrique, il a fallu les expédier par avion plutôt que par bateau. Ça a fait augmenter les coûts. »

Les jouets ont été acheminés à une dame oeuvrant dans le secteur communautaire au Mali, Bana Sidibé. Celle-ci s'est chargée de distribuer les jouets à des enfants provenant de familles démunies.

« Pour les enfants en Afrique, avoir des jouets est un luxe, affirme Isabelle Boisvert. Mme Sidibé n'en revenait pas à quel point c'était une bonne idée de réaliser un projet comme celui-là. »

Julie Rouleau avoue avoir craint, au départ, qu'on ne la prenne pas au sérieux. Mais elle a été rassurée par la réponse des élèves de l'école Saint-Pie X, qui lui ont apporté de nombreux jouets. « On en a eu juste assez, je trouve. En plus, ce sont de belles choses qui ont été données », assure-t-elle.

La jeune fille aimerait à nouveau poser un geste pour les jeunes Africains durant les prochains mois ou années. « Je referais bien un projet semblable, mais je ne sais pas encore lequel. »

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