Débat au conseil sur le lien cyclable à Deauville

Sherbrooke ne touche plus de subvention du gouvernement... (La Tribune archives, Maxime Picard)

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Sherbrooke ne touche plus de subvention du gouvernement du Québec pour la route verte, une subvention qui s'élevait à 77 000 $.

La Tribune archives, Maxime Picard

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(Sherbrooke) Des élus sherbrookois s'interrogent sur la manière de rendre plus sécuritaire le lien cyclable entre le secteur de Deauville et la ville de Magog. Si une piste cyclable a été aménagée, les utilisateurs semblent plus nombreux à emprunter le chemin de Venise.

Le problème a entre autres été soulevé par le conseiller Julien Lachance lors d'une présentation sur l'entretien du réseau cyclable au conseil municipal de lundi dernier. Il était particulièrement question du réseau cyclable hors rue, pour lequel 75 000 $ ont été investis par la Ville en 2015.

« Est-ce qu'on sait le degré d'usage de ces pistes? Il y a des pistes, comme quand on part de Deauville pour aller à Magog... Je l'ai déjà utilisée et il n'y avait pas l'air d'avoir passé grand-monde alors que sur le chemin de Venise, qui fait à peu près la même distance, il peut y avoir 100 vélos pour un sur la piste cyclable. Y aura-t-il un moyen pour mieux sécuriser le chemin de Venise par rapport à la piste cyclable? Il doit y avoir des coûts d'entretien importants », a interrogé M. Lachance.

« On peut effectivement installer des compteurs sur le réseau, ce qui nous permet d'avoir un palmarès de fréquentation. Nous avons déjà une première lecture.

La portion vers Magog, c'est l'endroit qui demande beaucoup d'amour et qui est un peu délaissé. En ce qui concerne le chemin de Venise, il est sur rue, alors que nous essayons d'être hors route pour une question de sécurité et de quiétude pour certains utilisateurs. C'était le principe de la Route verte également. Vous avez raison, pour l'avoir emprunté, le chemin de Venise est très achalandé », a répondu Yves Tremblay, chef de la division des parcs et espaces verts à la Ville de Sherbrooke.

« C'est dangereux »

La conseillère du secteur, Diane Délisle, a relevé les dangers également. « C'était l'analyse que nous avions faite à l'époque à Deauville, que c'était plus sécuritaire de passer dans les terres. Mais la preuve est faite que ce n'est pas ce que les gens font. Oui ça demanderait beaucoup d'urbanisation, parce que le chemin de Venise a des fossés de chaque côté. Vous allez voir avec les compteurs, c'est très utilisé. Chaque été, je reçois des appels de citoyens qui craignent que quelqu'un se fasse frapper parce qu'il y a un bout qui est sécurisé par des bollards, mais quand il n'y en plus, c'est dangereux. »

Son collègue Bruno Vachon illustre le dilemme auquel est confrontée la Ville. « Il est là notre problème et notre dilemme parce que ce ne sont pas les mêmes utilisateurs. Lorsque nous faisons des aménagements hors route, on satisfait une autre clientèle. Une critique que nous avons souvent vient des utilisateurs entre eux qui ne sont pas satisfaits parce que ça ne répond pas à leurs besoins à eux. Le problème est d'essayer de répondre aux besoins d'un peu tout le monde. Il n'y a pas de solution mur à mur qui répondra à toutes les catégories, parce qu'elles ne cherchent pas la même chose. »

Par ailleurs, dans la présentation, la directrice du Service de l'entretien et de la voirie à la Ville de Sherbrooke Guylaine Boutin a rappelé que le réseau hors rue fait 63 kilomètres et a indiqué qu'au rythme actuel, la portion en gravier et en poussière de roche aura été totalement refaite dans cinq ans.

L'an dernier, des travaux ont entre autres été réalisés au parc Blanchard, où des ponceaux avaient relevé et étaient devenus dangereux pour les cyclistes.

Mme Boutin a rappelé que Sherbrooke ne touche plus de subvention du gouvernement du Québec pour la Route verte, une subvention qui s'élevait à 77 000 $.

En contrepartie, le Canton d'Hatley et North Hatley ont accepté de participer pour 5000 $ chacun pour l'entretien de la piste cyclable, qui appartient à la Ville de Sherbrooke, mais qui se trouve physiquement sur leur territoire.

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