Des petits miracles dans les cuisines des CPE

Ce n'est pas d'hier, mais dans les cuisines... (Archives, La Tribune)

Agrandir

Ce n'est pas d'hier, mais dans les cuisines des Centres de la petite enfance de la région, on assiste à des petits miracles chaque jour.

Archives, La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(SHERBROOKE) Ce n'est pas d'hier, mais dans les cuisines des Centres de la petite enfance de la région, on assiste à des petits miracles chaque jour.

C'est la directrice générale du Regroupement des CPE des Cantons-de-l'Est, Lucie Therriault, qui le dit.

Les responsables en alimentation de son réseau se livrent effectivement à des petits miracles pour cuisiner chaque jour le dîner et les deux collations qu'elles sont tenues de servir aux enfants, en respectant le guide alimentaire canadien, avec le souci d'éduquer à bien se nourrir et en minimisant le coût total de la facture.

Avec la hausse marquée du prix de la viande rouge et du prix des fruits et légumes, la tâche, on s'en doute, ne va pas en se simplifiant. Mais cela ne semble pas inquiéter outre mesure Mme Therriault.

« Comme les familles, dit-elle, on a à gérer notre épicerie de façon très responsable. »

Le budget de l'alimentation peut représenter entre 3,5 et 4,5 % du budget global d'un CPE. Certaines installations de l'Estrie ont estimé que depuis 2012, la facture a connu une hausse de 0,4 pour cent, d'autres constatent une dépense supplémentaire d'environ 1000 $ par année pour une installation de 62 places.

Le RCPECE n'a pas mesuré l'impact de la hausse récente du prix des fruits et légumes, mais il constate que les responsables en alimentation ont plus d'une recette dans leur sac pour nourrir toutes ces petites bouches à l'intérieur du budget qui leur est alloué.

Certaines responsables, témoigne par exemple Mme Therriault, vont éplucher les circulaires pour négocier les prix à la baisse dans leur supermarché favori.

Certaines se joignent à une coopérative d'achat liée à l'Association québécoise des CPE pour profiter de prix de gros.

Toutes savent modifier leurs menus et leurs recettes en fonction des spéciaux de la semaine et des aliments offrant un meilleur rapport qualité-prix, comme le ferait une bonne mère de famille, en somme.

« C'est assez impressionnant le casse-tête qu'elles gèrent chaque jour, avec la variété des besoins des 0 à 5 ans, les allergies et les intolérances alimentaires, les particularités des communautés culturelles. C'est une bonne gymnastique », conclut Mme Therriault.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer