Salaires à l'UMQ : Sévigny ne veut pas franchir la ligne

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Le maire de Sherbrooke et premier vice-président de l'Union des municipalités du Québec (UMQ), Bernard Sévigny, réitère que l'UMQ n'a pas l'intention de révéler le salaire des ses administrateurs.

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(SHERBROOKE) Le maire de Sherbrooke et premier vice-président de l'Union des municipalités du Québec (UMQ), Bernard Sévigny, réitère que l'UMQ n'a pas l'intention de révéler le salaire des ses administrateurs. S'il en glissera tout de même un mot à ses collègues du conseil d'administration, il estime que le caractère privé de cette information évite les débats partisans.

Rappelons que le conseiller Marc Denault a inscrit sa dissidence pour le renouvellement de l'adhésion à l'UMQ par la Ville de Sherbrooke lundi. Considérant que la cotisation de la Ville s'élève à 84 000 $, il demandait s'il était possible de connaître le salaire des administrateurs de l'organisation. Hélène Dauphinais, Louisda Brochu et Jean-François Rouleau jugeaient également la question pertinente.

« D'emblée, il n'est pas de l'intention de l'UMQ d'étaler sur la place publique autant les salaires des dirigeants que les allocations de dépense. Il faut comprendre que l'UMQ est une organisation privée. La Ville cotise. Ce ne sont pas les conseillers ou le maire qui cotisent, mais la Ville comme institution. C'est une cotisation comme celle que nous versons à la Chambre de commerce. Est-ce que ça nous amène à demander de rendre publics les salaires des dirigeants de la Chambre de commerce? Il y a une ligne que l'UMQ ne veut pas franchir », commente M. Sévigny.

Le maire de Sherbrooke assure qu'il y aura des discussions, mais que d'emblée, l'UMQ n'a jamais révélé le salaire de ses administrateurs. « C'est de nature privée. Mais c'est clair que nous aurons des discussions. Il y a des élus municipaux qui ont des emplois ailleurs. Est-ce qu'on exige qu'un conseiller municipal mette son rapport d'impôt sur la place publique? On veut bien la transparence, mais le rôle de l'UMQ est de défendre ses membres. On verse une cotisation exactement comme les cotisations syndicales. Moi je n'ai pas le rôle de maire de Sherbrooke à l'UMQ. J'y suis pour faire avancer les dossiers municipaux, mais je le fais parce que je veux bien le faire. Il y a une limite à ne pas atteindre. »

Bernard Sévigny ne croit pas que la question ait été posée pour des raisons partisanes. M. Sévigny est pressenti pour accéder à la présidence de l'UMQ en mai. « C'est la raison pour laquelle l'UMQ s'est gardée de nourrir des débats partisans dans les villes. Ça fait 100 ans que l'UMQ existe et jamais elle n'a nourri un débat partisan. M. Denault avait déjà soulevé la question quand Jean Perrault était président de l'UMQ. Poser des questions est légitime. Inscrire sa dissidence est son choix. Moi je trouve que l'UMQ sert beaucoup et que la Ville est fort gagnante de sa contribution. »

Le conseiller Marc Denault mentionne pour sa part que la question n'avait aucune visée stratégique. « J'avais posé la question en comité plénier et je n'avais pas eu de réponse. Ce n'est pas stratégique. Nous parlons beaucoup de transparence en ce moment alors je trouvais le moment opportun. Si ce n'est pas l'intention de l'UMQ de révéler ces informations, peut-être que la prochaine administration, avec un nouveau président, pourrait décider de changer les choses... »

M. Denault s'interroge sur le refus de dévoiler ces informations. « Il y a anguille sous roche. Il y a une raison pour laquelle ils ne veulent pas dévoiler les chiffres... »

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