Traitement des dépendances: une bouffée d'air de 6 M$

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L'aide financière de 6 millions $ par année pour les utilisateurs des centres en traitement des dépendances est accueillie avec soulagement en Estrie.

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(SHERBROOKE) L'aide financière de 6 millions $ par année pour les utilisateurs des centres en traitement des dépendances est accueillie avec soulagement en Estrie.

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Robin Fortier, directeur du Domaine Orford à Sherbrooke, accueillle avec soulagement l'aide de 6 millions $ par année pour les utilisateurs des centres en traitement des dépendances.

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Vice-président de l'Association provinciale des organismes en dépendance (APOD) et directeur du Domaine Orford-Toxi-co-Gite, Robin Fortier était au bureau de la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse et à la Santé publique du Québec, Lucie Charlebois lors de cette annonce espérée.

« C'est certain que cette enveloppe va nous donner de l'air. Cet argent va avoir un impact positif direct sur la qualité des services. Ce montant ressemble à ce que nous demandions », soutient M. Fortier.

La fermeture du centre ReNasci à East Angus à la fin de l'été 2015, puis celle récente de la maison Mélaric dans les Laurentides incarnait les difficultés rencontrées depuis les coupes à l'aide sociale. Les montants mensuels sont passés de 747 $ à 200 $, situation pour la majeure partie de la clientèle des centres de thérapie, font en sorte de diminuer les frais qui leur sont demandés pour les services rendus.

Une analyse réalisée en novembre 2015 à la suite de diagnostics organisationnels des cinq centres de l'Estrie indiquait que « certains d'entre eux étaient à la limite de leurs capacités financières et entrevoient une fermeture à plus ou moins court terme ».

« Nous allons pouvoir offrir à nouveau les services que nous offrions avant les coupes. Nous allons pouvoir augmenter le nombre de nos intervenants, leur nombre d'heures et réintégrer les programmes que nous avions avant mai 2015. Cet argent va nous permettre de combler le manque à gagner. Nous allons pouvoir souffler un peu parce que la viabilité de plusieurs centres en traitement des dépendances était en jeu », rappelle Robin Fortier.

«Je suis convaincu que la ministre Charlebois a travaillé très fort sur le dossier et je tiens à la remercier.»


Ce dernier explique que les modalités de distribution de cette enveloppe de 6 millions $ restent à être définies.

« Un montant sera octroyé par utilisateur-payeur en fonction des lits occupés. Tous les centres de la région vont bénéficier de cette enveloppe récurrente. Nous sommes vraiment contents que le dossier débloque. Je suis convaincu que la ministre Charlebois a travaillé très fort sur le dossier et je tiens à la remercier », soutient Robin Fortier. 

Les centres en traitement des dépendances en Estrie ont une gestion semblable et une clientèle quasi identique, soit à plus de 90 pour cent sur l'aide de dernier recours. 

Satisfaction

Le directeur général de l'Association québécoise des centres d'intervention en dépendance, Vincent Marcoux, s'est dit satisfait de cette annonce, tout en disant attendre de voir les modalités de distribution des quelque 6 millions $ pour environ 70 centres de désintoxication offrant des traitements aux prestataires de l'aide sociale.

« On souhaite que ça règle entièrement le problème. (...) On aide les centres à aider les personnes prestataires de l'aide sociale», a dit M. Marcoux, disant croire qu'il faudrait de deux à trois semaines pour s'entendre sur les modalités.

M. Marcoux a souligné en entrevue que cela arrivait après environ un an d'efforts de son organisme et d'autres groupes depuis la mise au jour des réductions des prestations d'aide sociale à venir.

« Nous sommes satisfaits. Enfin! Ça fait un an qu'on est là-dedans. Même si le règlement est passé le 1er mai, on le savait depuis janvier que ce règlement s'en venait. Ça fait un an qu'on travaille fort, aujourd'hui (mercredi), on a appris que la ministre (Lucie Charlebois) travaillait fort également », a commenté M. Marcoux. 

- Avec La Presse Canadienne

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