Les enseignants du SEE disent non aux ententes

Les membres du Syndicat de l'enseignement de l'Estrie... (Spectre Média, Frédéric Côté)

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Les membres du Syndicat de l'enseignement de l'Estrie ont voté contre l'entente de principe conclue avec le gouvernement du Québec.

Spectre Média, Frédéric Côté

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(SHERBROOKE) Les membres du Syndicat de l'enseignement de l'Estrie (SEE) ont voté contre les ententes de principes négociées avec le gouvernement du Québec.

D'abord appelés à se prononcer sur l'entente de principe négociée aux tables sectorielles entre la Fédération des syndicats de l'enseignement et le gouvernement provincial, les enseignants ont voté contre à 75,5 pour cent. Cette entente de principe touchait notamment l'organisation du travail, la précarité d'emploi et la tâche.

Aussi appelés à se prononcer sur l'entente de principe négociée aux tables intersectorielles entre le Front commun syndical et le gouvernement provincial, les membres du SEE ont voté contre à 69,8 pour cent. Cette entente de principe touchait les salaires, les retraites et les droits parentaux.

Le président du SEE, Benoit Houle était satisfait du vote. « Le conseil d'administration avait fait la recommandation de rejeter les ententes de principe, alors oui, le conseil est satisfait des résultats du vote. D'autant plus que le taux de participation est le plus élevé que j'aie pu observer au cours des 15 dernières années », a-t-il commenté, précisant que 975 membres s'étaient prévalus de leur droit de vote sur un total d'environ 3500 membres du SEE concernés par cette entente, soit 28 pour cent.

«Pour ce qui est de l'entente de principe touchant le volet sectoriel, la majorité des enseignants veulent un allégement de leur tâche.»


Le SEE représente les enseignants des commissions scolaires francophones de la Région-de-Sherbrooke (CSRS), des Sommets (CSS) et des Hauts-Cantons (CSHC). Les pourcentages des votes contre les ententes de principe sont très similaires pour les trois commissions scolaires concernées.

« Pour ce qui est de l'entente de principe touchant le volet sectoriel, la majorité des enseignants veulent un allégement de leur tâche. Ils sont épuisés, donc ils souhaitent avoir moins d'élèves dans les classes, plus de services et avoir moins de tâches connexes. On ne retrouvait pas cela dans l'entente proposée », comment le président du SSE.

« Pour ce qui est du volet intersectoriel, l'âge de la retraite qui augmentait de 60 à 61 ans et l'augmentation de la pénalité qui bondissait de 4 à 6 pour cent ne passaient pas du tout. Aussi, l'augmentation réelle de 5,25 pour cent des salaires sur cinq ans est moindre que l'inflation et représente un appauvrissement pour nos membres », ajoute M. Houle.

Rappelons que les enseignants, à l'instar de leurs collègues membres du front commun, ont débrayé quatre jours cet automne, soit les 28 octobre, 12 et 13 novembre, de même que le 9 décembre dernier.

Les moyens de pression sont toujours suspendus. Le SEE attend de savoir si la majorité des 34 syndicats que représente la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE) votera dans le même sens que ses membres. « On devrait connaître les résultats pour l'ensemble de la FSE, qui représente 65 000 membres, d'ici la fin de la semaine », a indiqué M. Houle.

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