La mobilisation des CPE ne fait que commencer

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Une quarantaine de parents, enfants et éducateurs ont fait une chaîne humaine devant le CPE coop Le Bilboquet à Sherbrooke.

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(SHERBROOKE) « Pour cette première journée, on a crié. La prochaine fois, on va faire du bruit »

Le coordonnateur général du CPE Coop Le Bilboquet, Bernard Beaupré, a participé à une chaîne humaine avec une quarantaine de parents, éducateurs et enfants devant l'installation de la rue Mont-Plaisant à Sherbrooke.

À l'instar d'autres Centres de la petite enfance (CPE) ailleurs au Québec, la mobilisation a commencé lundi en Estrie aussi au CPE Jeunestrie.

L'Association québécoise des CPE (AQCPE) a mis en place un plan de mobilisation qui prévoit que des chaînes humaines seront érigées devant les CPE les lundis jusqu'en mars afin de protester contre les compressions de 120 millions $ qu'entend imposer le gouvernement Couillard au réseau des services de garde publics et privés.

« Pour nous, ces coupes représentent 100 000 $, soit environ deux postes et demi. Des coupes qui vont affecter directement notre environnement familial, la collaboration que nous avons avec les parents et le temps qui est donné aux rencontres avec eux. C'est le temps donné aux familles qui est en jeu », estime le coordonnateur général du CPE Coop Le Bilboquet de Sherbrooke, Bernard Beaupré.

Il soutient que ces coupes vont toucher directement le temps de préparation et d'organisation du personnel.

« Nous effectuons une gestion extrêmement serrée pour ne pas toucher aux services aux enfants. Cependant, nous sommes rendus à la limite de ce que nous pouvons faire sans toucher à cette qualité de service. Nous continuons de croire à notre mission de professionnel de la petite enfance. Les CPE sont un investissement et non une dépense. Nous travaillons avec les adultes de demain à la première étape de leur vie préscolaire », rappelle M. Beaupré.

La directrice du regroupement des CPE des Cantons-de-l'Est, Lucie Therriault, explique que le plan d'action régional sera mis en place lors d'une rencontre des gestionnaires jeudi prochain.

« Nous allons rencontrer les gestionnaires de tous les CPE cette semaine pour établir de façon plus concrète notre plan de match. Nous voulons que la mobilisation porte ses fruits. Nous voulons mettre en place une manifestation régionale le 7 février », explique la directrice générale du regroupement des CPE des Cantons-de-l'Est, Lucie Therriault.

Elle mentionne que des parents, éducateurs et gestionnaires porteront au cours des prochaines semaines une pièce de casse-tête pour démonter que « l'enfant est au coeur de leurs préoccupations ».

Québec a réussi à détourner une proportion significative de la grogne en concluant une entente de négociation avec l'une des deux associations représentant les CPE la semaine dernière. Le Conseil québécois des services de garde éducatifs à l'enfance (CQSGEE), qui représente environ le quart des quelque 900 organismes impliqués, a accepté de participer à un comité de négociation pour tenter de revoir le financement des CPE.

L'AQCPE, dont le président sera en région au début février, estime que les nouvelles compressions porteront directement atteinte à la mission éducative des CPE pour les transformer en simples services de garde d'enfants et obligeront une réduction des heures de service et, donc, de l'accessibilité aux services.

« Il est clair que nous allons rester mobilisés. Nous voulons continuer à bien servir notre clientèle », rappelle Bernard Beaupré.

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