Attentat au Burkina Faso: un frein au projet du CSI

L'attentat survenu au Burkina Faso mettra un frein au projet du Carrefour de... (Photo AP)

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(SHERBROOKE) L'attentat survenu au Burkina Faso vendredi mettra un frein au projet du Carrefour de solidarité internationale (CSI) de Sherbrooke, qui étudiait la possibilité d'envoyer des volontaires dans ce pays d'Afrique de l'Ouest en 2017.

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Étienne Doyon

Archives La Tribune, Maxime Picard

« On accompagnait une organisation locale dans la réalisation de leur projet et on regardait peut-être pour envoyer des volontaires l'an prochain. Mais là c'est certain qu'avec cette situation-là on va regarder attentivement ce qui va se passer avant de prendre des décisions », indique le directeur général par intérim du CSI, Étienne Doyon.

Toujours en raison des jihadistes, le CSI de Sherbrooke a cessé d'envoyer des volontaires au Mali l'an dernier.

« On n'avait pas renvoyé de volontaires depuis 2012 à cause de la présence des mêmes groupes dans le nord du Mali. On a réessayé en 2015 avec quelques groupes, parce que la situation s'était améliorée avec l'arrivée des Français et que la cote de sécurité permettait d'y retourner, mais on a constaté rapidement que la situation n'était pas si stable que ça et on a décidé de ne pas retourner de volontaires à court terme », mentionne M. Doyon.

« Ce qui est le plus triste au Burkina Faso, c'est que c'est un pays qui était à l'extérieur de ces conflits-là. Il n'avait pas été affecté et les Burkinabés se remettaient d'une transition difficile. Après avoir frôlé une crise majeure, il y a un nouveau gouvernement et maintenant ça freine les possibilités au niveau des projets de solidarité. C'est très triste, parce que la contribution réelle que les humanitaires font, c'est vraiment la mobilisation et la motivation qu'ils amènent dans les populations locales pour les projets amorcés. Si ça freine la possibilité du volontariat, ça freine le partage d'expertise et l'abandon des préjugés, ce qui, dans le monde actuel, est plus qu'important », ajoute-t-il.

«Il s'agit d'un acte terroriste précis et tout à fait imprévisible.»


De son côté, Ottawa se dit en contact constant avec l'ambassade du pays au Burkina Faso. On signale qu'il est trop tôt pour mesurer les répercussions qu'aura l'attentat sur les liens entre les deux pays.

« On n'en est pas là, mentionne la ministre du Développement international et députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau. Il s'agit d'un acte terroriste précis et tout à fait imprévisible. On travaille avec plusieurs autres pays pour jouer notre rôle à différents niveaux, sur les plans diplomatique et humanitaire. Le Canada veut faire sa part. »

« C'est un drame terrible d'autant plus que ça touche une famille partie là pour faire du bénévolat et aider. C'était un acte très généreux de leur part et je transmets mes plus sincères condoléances à la famille. Je viens de parler à un membre de la famille pour m'assurer qu'ils avaient le soutien nécessaire pour l'ambassade et pour faciliter les étapes qu'ils auront à franchir », résume Mme Bibeau.

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