René Angelil «obtenait le meilleur des gens qui l'entouraient»

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En Estrie, René Angélil laisse le souvenir d'un imprésario hors du commun. «Il savait ce qu'il voulait pour Céline Dion», témoigne l'ancien directeur du Centre culturel de l'UdeS, Jacques Labrecque.

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(SHERBROOKE) « René Angelil était un gars hyper sympathique, mais aussi très exigeant. »

L'ancien directeur du Centre culturel de Sherbrooke et producteur, Jacques Labrecque, garde de nombreux souvenirs du défunt gérant de Céline Dion.

La chanteuse a présenté des spectacles dans la région à ses débuts. Il se souvient de l'avoir vu remplir sa salle. « Beaucoup de souvenirs, oui », dit M. Labrecque.

« Il a poussé Céline. Il savait ce qu'il voulait pour elle. C'est devenu un phénomène extraordinaire! »

Jacques Labrecque se souvient qu'on avait dû reporter un spectacle prévu au Centre culturel à l'époque de la tournée Incognito dans les années 1987-88. Mme Dion venait de remporter le prix Eurovision en Suisse. Elle ne pouvait être présente.

« Nous n'avons pas pu présenter le spectacle. On l'a reporté, se souvient M. Labrecque. Quand la date est arrivée. Céline avait un problème de voix. Il a été annulé. »

René Angelil a tenté de présenter un spectacle de sa protégée au Palais des sports, ajoute M. Labrecque. « Céline était rendue là. Mais nous n'avons pas pu nous entendre », fait-il valoir.

« Il y avait une surenchère pour elle à cette époque. Nous ne pouvions produire un spectacle à perte. Ça aurait été la dernière fois que nous aurions présenté Céline à Sherbrooke. Ça n'a pas eu lieu. »

Centre Bell

Bernard Caza, directeur général du Vieux Clocher de Magog, garde lui aussi un excellent souvenir de M. Angelil. Étant gérant de Pierre Labelle, M. Caza a pu le côtoyer à quelques reprises.

Mais c'est lors de l'ouverture du Centre Bell à Montréal que Bernard Caza a pu prendre la pleine mesure de l'impresario qu'était René Angelil. « J'étais gérant de Kevin Parent et il faisait la première partie du spectacle inaugural du Centre Bell qui avait été confié à Céline Dion. C'est donc Kevin qui a donné les premiers coups de guitare dans l'aréna », raconte-t-il.

« Nous avons été reçus dans la loge de Céline et René. Ils ont été très gentils. Tout était professionnel. L'équipement, l'équipe. »

M. Caza a pu constater le perfectionnisme de M. Angelil lors de la préparation du lancement de la carrière de l'imitatrice et chanteuse Véronique Dicaire. « Ils sont venus deux semaines au Vieux Clocher. On a pu voir à quel point tout était parfait, note-t-il. C'était beau de les voir travailler. »

« René Angelil obtenait le meilleur des gens qui l'entouraient, car il savait quoi leur donner pour l'obtenir. Il voyait que Céline pouvait chanter partout dans le monde. »

« Un honneur »

Yves Tremblay, qu'on connait en Estrie comme président de Photo Hélico, dit avoir eu l'honneur de l'avoir côtoyé à quelques reprises. « Quatre fois, il m'invita à voir Céline. À Baie-Comeau, à Montréal et deux fois à Las Vegas », mentionne le photographe aérien sur sa page Facebook.

« C'est lui qui insista pour que Julie Snyder prenne notre hélicoptère pour la finale de StarAcadémie. C'est un honneur d'avoir survolé ses résidences de Laval, Jupiter et Las Vegas. On parlait surtout de nos enfants, de nos épouses et du privilège d'être si bien entouré. On parlait souvent de notre passion. »

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