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Une nouvelle location plutôt qu'une vente pour un presbytère de Magog

Le presbytère de la paroisse Saint-Patrice à Magog... (La Tribune, Jean-François Gagnon)

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Le presbytère de la paroisse Saint-Patrice à Magog ne sera pas vendu, contrairement à ce qui avait été prévu.

La Tribune, Jean-François Gagnon

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(SHERBROOKE) Le conseil de fabrique de la paroisse Saint-Patrice à Magog a décidé de revoir sa décision de vendre le presbytère. Le large édifice de brique rouge, voisin de l'église Saint-Patrice, continuera plutôt d'être loué à une organisation du milieu. Plusieurs paroissiens pousseront sans doute un soupir de soulagement.

Un comité formé l'an dernier pour se pencher sur l'avenir du presbytère de la paroisse Saint-Patrice a accouché de trois projets distincts. Celui élaboré par Gilles Bélanger et Michel Lamontagne a séduit le conseil de fabrique.

« On a remis totalement en question l'idée d'une vente, confirme le curé Donald Thompson, président du conseil de fabrique. On trouve que le projet retenu aura un impact social assez intéressant. »

Dans le cadre du projet choisi, de jeunes membres de l'Académie EMM ainsi que des stagiaires au sein d'entreprises du milieu éliront domicile au presbytère. Une portion du bâtiment deviendra une auberge de jeunesse.

Selon toute vraisemblance, un organisme à but non lucratif sera créé pour permettre la concrétisation du projet et la gestion des espaces qui serviront à l'accueil des clientèles desservies.

« Je pense que c'est une belle initiative pour Magog, affirme Gilles Bélanger. On voulait éviter la vente du presbytère, qui est un bâtiment formidable, et on a abouti à ça. J'ai adoré travailler avec le comité qui avait été créé pour analyser le dossier et élaborer des solutions. »

M. Bélanger reconnaît que des travaux « minimes » seront réalisés avant l'arrivée de la clientèle. Il se déclare persuadé que le projet connaîtra du succès, malgré le coût de location établi à quelque 40 000 $ par année.

Si tout fonctionne comme prévu, la portion auberge de jeunesse recevra ses premiers clients dès l'été prochain. On espère attirer surtout des « têtes grises » en dépit du nom donné à l'endroit.

Quant aux jeunes de l'Académie EMM, ils s'installeraient sur place à la fin de l'été prochain en compagnie d'adultes chargés de leur supervision. Cette organisation est rattachée à l'École Montessori Magog et regroupe de jeunes athlètes prometteurs.

Rappelons que Gilles Bélanger pilote le projet de la place Tourigny, qui sera construite sur un terrain situé à un jet de pierre du presbytère. D'ailleurs, les stagiaires qui logeront au presbytère travailleront normalement dans le futur immeuble, où seront accueillies des entreprises du secteur des technologies de l'information et des communications.

« L'environnement autour de la future place Tourigny est superbe », lance Gilles Bélanger, qui prévoit toutefois démolir une maison de plus de 100 ans pour concrétiser sa vision dans ce secteur.

Un « beau dénouement » selon le curé

Après avoir vu les fidèles de la paroisse Saint-Patrice divisés en raison du projet de vente du presbytère, le curé Donald Thompson paraît maintenant soulagé puisqu'il n'est plus question de vendre ce bâtiment. « C'est un beau dénouement qui survient », lance-t-il.

Jusqu'à la fin du mois d'avril 2016, le presbytère de la paroisse Saint-Patrice demeurera presque entièrement loué par une congrégation religieuse. Des nouveaux locataires s'installeront ensuite dans la portion occupée par cette congrégation.

« Ce projet va permettre d'assurer la pérennité de l'église Saint-Patrice, ce qui était vraiment très important pour nous. En plus, on va préserver le patrimoine », fait valoir Donald Thompson.

Le curé ajoute que l'option de la location est également plus avantageuse du point de vue financier. « Si on avait vendu le presbytère 800 000 $ par exemple, cet argent une fois placé n'aurait pas nécessairement rapporté 40 000 $ par année, ce qu'on obtiendra grâce à la location », explique l'abbé Thompson.

Le presbytère a été mis en vente pour la somme de 1,65 million $ au départ. Mais, selon une analyse, sa valeur marchande dépasserait à peine 1 M $. L'évaluation municipale du bâtiment, pour sa part, s'élève à 650 000 $.

Avant que le projet présenté par Gilles Bélanger et Michel Lamontagne puisse se concrétiser, le conseil de fabrique de la paroisse Saint-Patrice devra recevoir l'aval de l'archevêque de Sherbrooke. Donald Thompson s'attend à ce que cette étape soit franchie sans trop de difficultés.

Notons que, malgré l'arrivée de nouveaux locataires, des locaux continueront d'être occupés par la paroisse et le cimetière Saint-Patrice à l'intérieur du presbytère.

Les paroissiens qui souhaiteraient obtenir plus de détails concernant ce projet sont conviés à une rencontre d'information qui aura lieu le 3 février prochain.

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