Mobilisation en vue dans les CPE

Les CPE s'inquiètent des impacts des compressions sur... (Spectre, Jessica Garneau)

Agrandir

Les CPE s'inquiètent des impacts des compressions sur les enfants.

Spectre, Jessica Garneau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Après les écoles, ce sera bientôt au tour des Centres de la petite enfance (CPE) d'être le théâtre de chaînes humaines et de fermetures pour protester contre les compressions de 120 millions $ qu'entend imposer le gouvernement Couillard au réseau des services de garde publics et privés.

Cependant, Québec a réussi à détourner une proportion significative de la grogne en concluant une entente de négociation avec l'une des deux associations représentant les CPE, lundi.

Le Conseil québécois des services de garde éducatifs à l'enfance (CQSGEE), qui représente environ le quart des quelque 900 organismes impliqués, a accepté de participer à un comité de négociation pour tenter de revoir le financement des Centres de la petite enfance.

Le plus important de ces regroupements, l'Association québécoise des CPE (AQCPE), rejette toutefois catégoriquement cette démarche, que son président, Louis Sénécal, voit comme une tentative claire de « diviser pour mieux régner ». Celui-ci dit ne plus rien espérer des discussions qui se sont avérées stériles jusqu'ici.

Une première manifestation, organisée par le regroupement de la Montérégie de l'Association, a eu lieu mardi matin à Montréal, mais on prévoit organiser des chaînes humaines autour de CPE à compter du 1er février. Une grande manifestation est également prévue le 7 février à Montréal et des fermetures ponctuelles auront lieu à compter de la fin de février, début de mars.

L'AQCPE estime que les nouvelles compressions porteront directement atteinte à la mission éducative des CPE pour les transformer en simples services de garde d'enfants et obligeront une réduction des heures de service et, donc, de l'accessibilité aux services.

Les compressions attendues dans les CPE et les garderies privées subventionnées sont de l'ordre de 120 millions $ en 2016-2017.

L'AQCPE réclame le retrait complet de ces nouvelles compressions; selon elle, les mesures d'austérité ont assez duré et l'atteinte annoncée du déficit zéro et du « retour à la prospérité » doit se traduire par un réinvestissement dans les secteurs prioritaires, dont les services de garde éducatifs.

La directrice du Regroupement des CPE des Cantons-de-l'Est (RCPECE), Lucie Therriault, indique que ce sont les CPE qui devront trancher s'ils souhaitent aller jusqu'à une fermeture afin de protester contre les coupes.

« Ce sont les conseils d'administration de chacun des CPE qui devront prendre position. »

Aux yeux de Judith Laflamme, directrice du P'tit Gadu, se rendre jusqu'à des fermetures ponctuelles « serait une solution extrême au bout d'un plan d'action qui n'aurait pas fonctionné ». « Mais c'est sûr qu'il faut qu'il se passe quelque chose », lance-t-elle.

Les conséquences de ces coupes sont nombreuses, souligne Mme Therriault. Avec la diminution anticipée de l'enveloppe destinée à la rémunération, elle craint aussi les impacts sur les enfants. Avec la réduction de cette enveloppe par Québec, les CPE pourraient être contraints de remodeler les groupes en fonction des heures d'arrivée et de départ des enfants, ce qui pourrait susciter de l'instabilité.

Elle cite également la réduction du nombre d'heures de travail des cuisinières et la réduction de l'entretien ménager. Avec La Presse Canadienne

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer