Les infirmières pourront prescrire certains tests et médicaments

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne
Montréal

C'est ce lundi qu'entre en vigueur un règlement qui permet aux infirmières de prescrire certaines analyses de laboratoire et certains médicaments afin de mieux prendre en charge le traitement des plaies.

Les infirmières exerçant en santé publique pourront également prescrire certains médicaments, en vertu de ce règlement approuvé en octobre dernier par le gouvernement du Québec et qui entre en vigueur le 11 janvier.

Plus précisément, les infirmières pourront prescrire des analyses de laboratoire et des produits, pansements ou médicaments topiques utilisés dans le soin des plaies.

Elles pourront également prescrire des médicaments ayant trait à des programmes de santé publique, en matière de contraception hormonale et d'infections transmises sexuellement et par le sang chez les personnes non symptomatiques.

Lorsqu'ils avaient annoncé cette mesure, en octobre dernier, les représentants de l'Ordre des infirmiers et infirmières du Québec, du Collège des médecins, des ministères de la Santé et des Services sociaux ainsi que de la Justice avaient affirmé qu'elle visait à accroître l'accessibilité aux soins et au suivi clinique et à réduire le risque de complications dues à l'interruption des soins.

La présidente de l'Ordre des infirmières, Lucie Tremblay, y voit «un gain majeur pour la population» et, pour les infirmières, «une plus grande autonomie professionnelle».

Jusqu'à 10 000 infirmières sont visées par cette mesure, selon l'Ordre, qui comptait 73 622 membres, le 31 mars dernier.

Avant les infirmières, les pharmaciens avaient obtenu, l'an dernier, le droit de prescrire des médicaments pour certains problèmes de santé mineurs: les ulcères dans la bouche, l'eczéma, les douleurs menstruelles, l'acné mineure, les hémorroïdes, l'érythème fessier, la conjonctivite allergique, l'herpès labial, l'infection urinaire chez la femme, la rhinite allergique, la vaginite à levure et le muguet consécutif à l'utilisation d'un inhalateur à corticostéroïdes.

Pour bénéficier de l'aide du pharmacien dans ces cas, il faut cependant avoir déjà, dans le passé, consulté un médecin pour une de ces conditions et avoir reçu, à ce moment-là, une ordonnance pour un tel médicament.

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