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Rejet de l'entente de principe en santé : la suite se jouera à Sherbrooke

Denis Beaudin, président de la CSN-Estrie, sera aux... (Archives La Tribune)

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Denis Beaudin, président de la CSN-Estrie, sera aux côtés de ses membres s'ils pensent qu'une nouvelle mobilisation peut leur apporter davantage.

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<p>Alain Goupil</p>
Alain Goupil
La Tribune

(SHERBROOKE) Quelque 500 délégués de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) sont attendus à Sherbrooke cette semaine afin d'établir « un plan de match » dans l'éventualité où les syndiqués du réseau de la santé décident de rejeter l'entente de principe intervenue avec le gouvernement Couillard avant les Fêtes.

Les délégués de toutes les régions du Québec seront réunis en Conseil fédéral de négociation, les 13 et 14 janvier, à l'hôtel Delta. Le 22 décembre dernier, à Laval, ces mêmes délégués ont convenu de recommander à leurs membres le rejet des dernières offres gouvernementales, malgré l'avis du Front commun syndical.

La FSSS estime que le gouvernement Couillard dispose d'une marge de manoeuvre suffisante pour bonifier l'offre faite à ses employés. Elle croit que la mobilisation a notamment permis au Front commun syndical de faire débloquer les négociations et d'obtenir des avancées significatives en matière de conditions de travail.

« Maintenant qu'on s'est entendu pour recommander le rejet de l'entente, il faut savoir ce qu'on va proposer à nos membres en termes de mobilisation si l'entente est effectivement rejetée », indique Mélissa Gaouette, vice-présidente régionale de la FSSS-Estrie. « On avait déjà des mandats de grève de 10 jours dans plusieurs établissements, mais il nous restait encore des mandats à obtenir lorsque l'entente a été conclue. C'est tout ce plan de match là qu'on doit revoir, car les membres vont certainement nous demander ce qu'on fait une fois l'entente rejetée. »

4000 travailleurs

En Estrie, la CSN (Confédération des syndicats nationaux) représente quelque  4000 travailleurs dans le réseau de la santé et des services sociaux par le biais de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS). Bien qu'aucune date n'a encore été dévoilée, les syndiqués de l'ensemble du secteur public s'attendent à être convoqués en assemblées générales entre la mi-janvier et la mi-février afin de se prononcer sur l'entente intervenue le 10 décembre entre le Front commun syndical et le gouvernement du Québec.

La paroles aux syndiqués

Appelé à se prononcer sur le climat qui entoure la tenue des assemblées générales au sein de son organisation syndicale, le président de la CSN-Estrie, Denis Beaudin préfère laisser ses membres s'exprimer avant de prendre position.

« Nous allons commencer par leur présenter l'entente de principe de façon objective, a dit M. Beaudin au sujet des 16 assemblées générales que la CSN doit tenir en Estrie. Les négociateurs (syndicaux) nous ont dit qu'ils étaient allés chercher le maximum. Certains syndicats vont l'accepter, d'autres ont déjà annoncé qu'ils allaient la rejeter. C'est vrai qu'il y a eu des avancées significatives au niveau salarial, mais cela dépend toujours de l'IPC (Indice des prix à la consommation). Cela fait quand même des années que leur pouvoir d'achat diminue. S'ils pensent qu'une nouvelle mobilisation peut leur apporter davantage, je serai à leurs côtés », a promis le président de la CSN-Estrie.

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