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Les McLean espèrent accueillir une famille de réfugiés très bientôt

L'homme d'affaires Paul McLean et son épouse Willette... (Spectre Média, René Marquis)

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L'homme d'affaires Paul McLean et son épouse Willette Châtillon ont passé Noël à Amman, en Jordanie, avec leurs enfants ainsi que des membres de l'Église communautaire Hope de Lennoxville, à laquelle ils appartiennent. Les McLean parrainent une famille de réfugiés irakiens qui attend le feu vert d'Ottawa pour s'installer au pays.

Spectre Média, René Marquis

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<p>Alain Goupil</p>
Alain Goupil
La Tribune

(SHERBROOKE) Paul McLean et sa famille ont convenu il y a quelques années que Noël devait se vivre selon les valeurs auxquelles ils croient. Cette année, cette famille de l'arrondissement de Lennoxville a décidé de passer Noël à Amman, en Jordanie, auprès des réfugiés, dont la famille Barbar, que les McLean parrainent depuis le mois de septembre au nom de l'église communautaire Hope, de Lennoxville.

Ce que Paul McLean, son épouse Willette Châtillon, et leur famille ont vécu durant ces deux semaines passées à Amman les ont convaincus d'une chose : le Canada doit tout mettre en oeuvre pour accélérer le processus d'accueil des milliers de réfugiés qui vivent dans la terreur et la violence que propage le groupe armé État islamique dans plusieurs pays du Moyen-Orient.

« On n'a pas idée des conditions dans lesquelles ces gens-là vivent, affirme l'homme d'affaires et copropriétaire de nombreux restaurants Subway de la région. Notre gouvernement doit mettre plus de ressources sur le terrain pour que ces réfugiés puissent venir ici le plus rapidement possible. »

Paul McLean dit avoir reçu une oreille attentive de la ministre du Développement internationale, Marie-Claude Bibeau quant aux délais auxquels les réfugiés doivent se soumettre. Même si ces délais ont été réduits de moitié depuis quelques, le temps presse, estime Paul McLean

« On n'a pas idée des conditions dans lesquelles ces gens-là vivent, dit-il. Ils vivent un stress psychologique et physique jour après jour. »

La famille Barbar, que parrainent les McLean, vivait à Karakoch, au nord de l'Irak lorsqu'ils ont dû quitter leur maison en catastrophe, le 6 août 2014. Ce jour-là, des combattants du groupe armé État islamique ont profité du départ des forces armées irakiennes pour cibler et massacrer les minorités syriaque et catholique.  

Comme plusieurs de leurs compatriotes, les Barbar ont alors dû trouver refuge au Kurdistan, avant de s'établir en Jordanie où ils ont obtenu le statut de réfugiés.

À Amman, Paul McLean dit avoir entendu des témoignages d'horreur de la part de réfugiés qui, comme les Barbar, attendent de pouvoir refaire leur vie dans un autre pays.

« Un homme m'a raconté que le jour où les islamistes sont arrivés à Karacoch, il était assis dans un parc et qu'il a entendu un énorme boom derrière lui. Lorsqu'il s'est retourné, il a vu les corps déchiquetés des enfants qui jouaient près de lui quelques secondes avant... ».

Près de 600 familles, en majorité chrétiennes, attendent à Amman de recevoir l'appel qui leur permettra de quitter le Moyen-Orient pour s'installer en Australie ou au Canada. Des familles qui bénéficient déjà d'un parrainage privé et qui espèrent ne pas passer à travers les mailles de la bureaucratie

« Lorsque nous sommes partis, ces gens-là nous ont dit : ''Soyez notre voix. Ne laissez pas le monde nous oublier...'' ».

D'autant plus, dit Paul McLean, que l'on retrouve parmi ces réfugiés des personnes dont les compétences leur permettent de s'intégrer à leur société d'accueil.

« Il y a parmi eux des médecins, des vétérinaires, des chauffeurs de camions, des entrepreneurs qui ne demandent qu'à travailler, dit-il. Rayed Barbar, le père de la famille que nous parrainons, possédait une ferme de 10 000 poulets à Karacoch, et un garage d'autos usagées. Lorsqu'il va arriver ici, il ne restera pas un an à ne rien faire. Ce sont des gens travaillants, qui sont habitués de gagner leur vie et c'est ce qu'ils vont faire en arrivant ici. »

Paul McLean croit que la peur entourant l'arrivée massive de réfugiés doit être mise en perspective. « Nous sommes plusieurs à être arrivés ici parce que nos ancêtres étaient des réfugiés. Qu'on pense aux Irlandais qui ont fui la famine, les Européens qui ont fui la guerre, les loyalistes, etc. », ajoute Paul McLean en invitant ses concitoyens à ne pas hésiter à s'informer des modalités entourant le parrainage privé des réfugiés.

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