Nouveau projet commercial et résidentiel à l'entrée de Brompton

Le projet commercial et résidentiel du Groupe Laroche,... (Spectre Média, Frédéric Côté)

Agrandir

Le projet commercial et résidentiel du Groupe Laroche, à Brompton, comprendrait la revitalisation de cette station-service situé sur la rue Laval.

Spectre Média, Frédéric Côté

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Le Groupe Laroche prévoit un projet commercial et résidentiel à l'entrée de l'arrondissement de Brompton. Le projet, qui compte plusieurs phases et qui sortirait à terme du périmètre urbain, n'a toutefois pas été adopté par les élus municipaux dans sa forme initiale. Commerce Sherbrooke avait présenté un avis défavorable, si bien que le promoteur a revu ses demandes. Une version corrigée pourrait être approuvée au conseil en janvier ou en février.

Le Groupe Laroche est connu pour avoir créé plusieurs petits pôles commerciaux à l'entrée des autoroutes, notamment le Quartier St-Élie, le Quartier Université et le Quartier Santé.

La zone visée par le développement est située du côté nord de la rue Laval, entre l'école secondaire de Bromptonville et l'autoroute 55. Un des terrains convoités accueille actuellement une station-service. Une demande de changement de zonage a été déposée pour la première phase qui compterait un développement commercial en bordure de la rue Laval et en retrait, un développement résidentiel d'environ 100 logements répartis dans des habitations unifamiliales isolées, jumelées et en rangées. Un parc serait aussi aménagé.

Pour le moment, le conseil n'a accordé que l'ajout d'un usage de services d'entretien léger pour automobiles à la zone concernée. Les usages initialement demandés comptaient aussi ceux d'une petite épicerie, de services de la santé, de coiffure, de pharmacie, de banque, de boutique de vêtements et de chaussures, de gymnase et de restaurant.

La deuxième phase, prévue à l'extérieur du périmètre urbain, prévoyait un développement commercial sur un terrain de 4125 mètres carrés et un développement résidentiel sur un terrain de près de 50 000 mètres carrés pour l'ajout de 80 autres unités d'habitation. Avec les pourparlers qui auraient cours pour la construction d'un Costco au plateau Saint-Joseph, il pourrait s'agir d'un second projet qui exigerait de sortir du périmètre urbain.

«Nous avons évalué si la construction d'un nouveau pôle résidentiel justifiait le développement commercial à cet endroit.»


Le projet commercial a soulevé des doutes, notamment à cause de son étendue, initialement prévue à 27 000 pieds carrés. En y ajoutant le IGA, tout près, un pôle commercial de quartier serait créé, ce qui pourrait concurrencer le noyau commercial central, lit-on dans le sommaire décisionnel présenté au conseil du 7 décembre. Le schéma d'aménagement et de développement révisé ne prévoit pas un pôle de quartier à cet endroit, même si un projet résidentiel voyait le jour. Le projet pourrait attirer des commerces qui sont actuellement implantés dans le noyau villageois.

« Nous avons évalué si la construction d'un nouveau pôle résidentiel justifiait le développement commercial à cet endroit, mais nous jugeons que l'offre actuelle répond déjà largement aux besoins », laisse entendre Gilles Marcoux, directeur général de Commerce Sherbrooke, sans nier l'intérêt d'usages liés à l'automobile ou en lien avec le parc industriel adjacent.

Le projet résidentiel, lui, n'était pas conforme au règlement relatif au développement sur le territoire de la MRC de Sherbrooke parce qu'il n'est pas identifié comme étant une zone de développement résidentiel. Le terrain est utilisé pour une activité institutionnelle et n'est donc pas considéré dans les zones prioritaires de développement.

« La version originale présentée par le Groupe Laroche comprenait 27 000 pieds carrés de commerces. Ça nous apparaissait beaucoup. Il y avait aussi la nature de certains usages qui posaient problème », commente le président de Commerce Sherbrooke, Louisda Brochu, qui souhaite tout de même revitaliser l'entrée de Brompton. 

« Après consultation, le Groupe Laroche a retranché 22 usages à ceux qu'il demandait. Le comité consultatif d'urbanisme en a retiré trois autres. La demande pour la surface commerciale a aussi été réduite à environ 13 000 pieds carrés. »

À la lumière de ces changements, M. Brochu entend voter pour le projet. 

Et le coeur de Brompton?

Kathleen Gélinas, conseillère d'arrondissement à Brompton, siège au C.A. de Commerce Sherbrooke, mais n'a pas participé à l'avis donné par l'organisme paramunicipal. 

« Ce n'est pas le Tim Hortons, le lave-auto ou la station d'essence qui pose problème. C'est tout le reste du projet commercial. On demandait un ensemble de nouveaux usages qui créaient un nouveau pôle, avec le potentiel des commerces de proximité. Ce sont des commerces que nous nous attendons à trouver au coeur de Brompton. Je me bats pour revitaliser le coeur. Mon commerce s'y trouve. Le projet a été remanié, mais si on maintenait les usages de proximité, je serai contre le projet. Il y a eu trop d'années de travail et d'investissements citoyens dans le coeur pour permettre que ça puisse se faire. Pour tout autre usage, je serai enchantée. »

« À l'intérieur du périmètre urbain, il est question de revitaliser la station-service et d'ajouter deux autres phases. Nous voulons ajouter des commerces pour créer une synergie. Les constructions résidentielles viendront dans un deuxième temps si elles sont acceptées », explique Éric Laroche, vice-président du Groupe Laroche. 

« Le besoin de sortir du périmètre urbain pourrait ne se présenter que dans deux ans. Notre objectif, si tout va bien, serait de commencer la zone commerciale l'été prochain. Je le vois positivement d'ajouter des commerces. Nous sommes tous préoccupés par la revitalisation du noyau urbain, mais ce sont les investisseurs qui feront leurs études. S'il y a de nouveaux commerces, il y aura aussi des retombées dans le noyau urbain », ajoute-t-il. 

Louisda Brochu et Kathleen Gélinas ne sont pas préoccupés par la possibilité de sortir du périmètre urbain. « Les projets à l'extérieur du périmètre urbain sont prévus dans des phases ultérieures, mais nous ne nous prononçons que sur la première phase. Le promoteur devra revenir et redemander des modifications pour les autres phases », précise M. Brochu.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer