Scène municipale: L'Orford Express retient l'attention en 2015

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Le sort de l'Orford Express est l'un des dossiers qui ont retenu l'attention sur la scène municipale sherbrookoise en 2015.

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(SHERBROOKE) Le sort de l'Orford Express, l'urbanisation du boulevard Industriel, la réforme de la gouvernance et les décisions de la STS ont retenu l'attention sur la scène municipale sherbrookoise en 2015. L'émergence de nouveaux partis politiques a aussi fait la manchette.

Le débat a effectivement été animé au sujet du train touristique Orford Express après que l'homme d'affaires André L'Espérance eut suggéré d'en faire don à la Ville de Sherbrooke en échange d'un reçu de charité. La Ville et la Société de transport de Sherbrooke (STS) ont dépensé 150 000 $ pour évaluer l'opportunité d'acquérir le train.

Les conseillers Hélène Dauphinais, Jean-François Rouleau et Pierre Tardif s'étaient ouvertement prononcés contre le projet tandis que plusieurs citoyens exigeaient une consultation publique.

Le débat s'est aussi transposé sur le rôle que jouait M. L'Espérance au conseil d'administration de Destination Sherbrooke, si bien que l'homme a préféré céder son siège.

En juin, M. L'Espérance a établi que le train n'était plus à donner. Puisque la Ville n'avait pas rendu sa décision encore, il était impératif de lancer les démarches pour sauver la saison touristique 2016.

Le domaine ferroviaire a aussi attiré l'attention dans le secteur Deauville, où les citoyens exaspérés ont finalement obtenu l'assurance de la CMQ Railways qu'elle chercherait à limiter ses activités bruyantes dans ce secteur résidentiel.

La STS critiquée

Dans le domaine des transports, la STS s'est attiré les critiques des usagers du transport adapté et des étudiants de l'Université de Sherbrooke. Les nouvelles façons de gérer le transport adapté avaient soulevé beaucoup de mécontentement, notamment parce qu'il était nécessaire de réserver sa place au moins 24 h à l'avance. La situation s'est toutefois apaisée en cours d'année.

L'organisation est devenue particulièrement impopulaire en octobre quand elle a décrété que ses autobus ne s'arrêteraient plus sur le campus universitaire le jeudi soir. Malgré la présence de navettes pour les étudiants participants aux activités sociales, certains individus intoxiqués causaient du grabuge dans les autobus réguliers. Après des critiques et des recherches de solution de la part des étudiants, en concertation avec l'Université de Sherbrooke, le service habituel a repris après une dizaine de jours.

Boulevard Industriel

L'urbanisation du boulevard Industriel a soulevé l'ire des commerçants et propriétaires riverains, qui n'avaient pas été prévenus qu'ils devraient assumer une facture de 656 000 $ pour les travaux. La Ville a reconnu avoir fauté dans son processus de communication et s'est engagée à trouver une façon de réduire les sommes exigées des commerçants. Après négociation, les commerçants ne paieront que 290 000 $.

Réforme de la gouvernance

La réforme de la gouvernance a continué de faire couler beaucoup d'encre jusqu'en juin, lorsque la communauté de Brompton a tenté une dernière fois, en commission parlementaire, de faire avorter le projet de transformer son arrondissement en district. La commission ne s'est toutefois pas rangée aux arguments des citoyens, même si elle a consenti une exception provinciale qui permet aux délimitations du district d'être immuables.

Parti d'opposition

Du point de vue de l'opposition, les élus indépendants et plusieurs citoyens ont convenu tout au long de l'année qu'un contrepoids au Renouveau sherbrookois serait nécessaire aux prochaines élections, mais personne n'a annoncé son intention avant les dernières semaines de l'année. Thomas Bilodeau a enregistré un nom de parti auprès du Directeur général des élections du Québec, alors que Raymond Gaudreault et Évelyne Beaudin travaillent aux statuts et règlements d'un parti avant d'officialiser sa création lors d'une assemblée de fondation. Le parti Comme une eau Terre, lui, s'est vu retirer son autorisation du DGEQ, faute de nombre suffisant de membres.

Enfin, même si le gouvernement du Québec ne lui accorde pas d'aide financière, le centre communautaire de Brompton verra le jour. La Ville a même trouvé une façon d'économiser un million de dollars en établissant un partenariat avec l'école secondaire de Bromptonville.

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