Victimes d'actes criminels: Boisvenu veut rester le porte-parole

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Pierre-Hugues Boisvenu

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(Sherbrooke) Le sénateur sherbrookois Pierre-Hugues Boisvenu attend de connaître l'agenda du gouvernement de Justin Trudeau avant de se positionner sur son avenir à la chambre haute.

« Nous allons le voir davantage au printemps avec le discours du budget et les projets de loi en matière de justice. Je suis notamment très inquiet en matière de légalisation de la marijuana. Tous les rapports médicaux de Santé Canada ne favorisent pas l'élargissement de la légalisation. Il y a des répercussions sur la santé des jeunes, sur la criminalité et le décrochage scolaire notamment », mentionne le sénateur.

Ce dernier entend rester attentif aux orientations de justice en matière de santé mentale.

« Il faut trouver des alternatives à l'internement et à l'incarcération. Je pense qu'il faut traiter des gens. Il faut trouver des mécanismes en matière de délinquance juvénile où la criminalité est en forte augmentation. Il faut investir dans la réhabilitation des jeunes de 12 à 18 ans. Les taux de réinsertion sont très élevés », soutient Pierre-Hugues Boisvenu.

Il rappelle que dès la campagne électorale, il était inquiet des engagements libéraux en matière de justice et de sécurité publique.

« Justin Trudeau remettait en question des grandes orientations de notre action politique soit des peines plus sévères pour des crimes contre les enfants et les peines minimales pour les prédateurs sexuels. La ministre de la Justice a atténué les propos. Le Parti libéral n'est pas à la même école que le Parti conservateur qui défendait avant tout le droit des victimes. C'est certain qu'on n'aura pas de recul sur ce plan. Dans des sondages, trois quarts des citoyens étaient d'accord avec l'agenda politique des conservateurs en matière de sécurité publique », indique le sénateur Boisvenu.

«Au parlement, il y a beaucoup plus d'avocats que de défenseurs des droits des victimes.»


Pierre-Hugues Boisvenu soutient que s'il perçoit un recul en matière de justice et sécurité publique, il restera au sénat pour défendre le droit des victimes.

« Au parlement, il y a beaucoup plus d'avocats que de défenseurs des droits des victimes. Je vais être un bon chien de garde afin de ne pas aller trop vite s'il y a des changements. Je ne suis pas là pour moi, mais pour les victimes d'actes criminels », soutient Pierre-Hugues Boisvenu.

Concernant le projet de réforme du sénat, M. Boisvenu se dit en accord avec une limitation de la durée des mandats.

« Un mandat de huit à dix ans est très raisonnable. Je suis d'accord pour que les sénateurs soient élus. Nous avons passé l'ère des nominations. »

Il se questionne sur la mise en place d'un sénat indépendant.

« Dans le cas de l'étude des projets de loi, ça ne changerait pas grand-chose. Ma préoccupation demeure dans l'adoption des projets de loi. Pour l'instant, tout demeure très nébuleux. Comment se fera la transition entre des projets de loi partisans à la chambre des communes et qui ne seraient plus partisans au sénat? Qui serait le porteur du projet de loi? Qui le défendrait? Si aucun sénateur ne souhaite défendre le projet de loi, il se passerait quoi? Je ne sais pas comment nous allons naviguer dans tout ça. Nous en aurons pour plusieurs années de rodage avant d'avoir un sénat totalement autonome et performant », croit Pierre-Hugues Boisvenu.

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